ExpatEspagne

Le Blog des francophones vivant en Espagne : informations pratiques, bons tuyaux, installation, emploi, enfants, loisirs.

16 décembre 2008

Les cartes ...

lulu

Avant de s'expatrier en Chine, Lulu a passé un semestre à Madrid dans le cadre de ses études et nous explique, dans son blog-journal de bord, le casse-tête qu'est une installation dans une nouvelle ville au travers de ces sésames modernes que sont les Cartes (d'identification, de transports, bancaires, etc) :

Les cartes

002Quand on arrive dans une nouvelle ville, il faut tout recommencer à zéro.
Ça peut être très lourd pour certain, mais pour d'autre, c'est comme un jeux de piste qui consiste à comprendre le système local afin d'en tirer le meilleur profit. Trouver l'information par-ci par-là afin de recomposer un puzzle dans un ordre différent de celui auquel on est habitués.
Je propose donc cet article à tous ceux qui n'aiment pas jouer au jeux de piste, qui n'aiment pas les énigmes,
et qui ne comprennent rien aux Spingouins (terme espagnol pour désigner les espagnols eux-mêmes, soit disant utilisé par les français en réponse à "Gabacho")

LE MÉTRO :
Au lieu d'aller dans une boutique d'information ou un guichet pour acheter votre abonnement (comme à la TBC de Bordeaux) vous devez vous rendre dans un bureau de Tabac "Estanco" munit d'une photocopie de votre carte d'identité (ou passeport) et d'une somme inférieure à 2€. Vous demandez le formulaire que vous remplissez avec vos coordonnées locales. Vous recevez ensuite la carte de transport jeune (si vous avez moins de 21ans) ou senior, dans votre estanco ou directement chez vous. Et c'est seulement après que vous pouvez aller acheter un billet au tarif réduit dans un des guichets du Métro valable du 1° au 31 du mois en cours.

LA BIBLIOTHÈQUE :
Le réseau de bibliothèques de Madrid est très complet, et gratuit. Pour faire une carte de bibliothèque, il suffit de se présenter à l'un d'entre elles, avec une carte d'identité (DNI). On vous la fait dans la minute et vous pouvez emprunter 3 livres pour une durée de un mois, et 3 DVDs pour une semaine. Seul le propriétaire peut emprunter, par contre les livres peuvent être retourner par n'importe qui.

CARNET JOVEN :
J'ai entendu parler de la carte jeune (entre 14 et 25 ans), que l'on pourrait obtenir calle de Alcala. Cette carte vous permet d'obtenir des réductions (comme la carte étudiant en France). Plus d'informations ici.

CONSULAT :
Le mieux c'est d'y aller entre 9h et 13h (là au moins vous êtes sûr que c'est ouvert). Vous pouvez vous y déclarer en tant que résident français à Madrid, sur le registre (mais attention ! il y a beaucoup de paperasse galère à trouver), vous pouvez y faire une procuration pour les élections (prévoyez une à deux heures, on reconnaît bien l'efficacité des fonctionnaires français) seule une carte d'identité est demandé (encore que, c'est même pas sûr). L'ambassade, c'est génial, ya plein de trucs à faire ! plus d'infos
Les espagnols y vont pour suivre des cours de français et passer des diplômes de langue française.

ASSURANCE MALADIE :
On remplace la carte vitale par la carte Européenne. On peut se la procurer auprès de Vittavi ou LMDE (pour les étudiants) et elle permet d'être soigné gratuitement (les médecins s'occupent d'envoyer les formulaires en France) On n'a rien à faire à part avaler les médicaments.

DNI :
La carte d'identité (version espagnole, pourquoi un nom différent, allez leur demander ...) Ici on demande le numéro de DNI PARTOUT ! pour faire la carte de métro, pour l'inscription à la fac, pour les fiches de références qu'on donne aux profs (afin qu'ils essayent de nous identifier quand on participe à l'oral), pour s'inscrire sur le site du Corte Inglés (l'équivalent des Galeries Lafayette, version immense, et sur tous les secteurs) ... bref, le mieux c'est d'apprendre votre numéro de DNI par cœur !

CARTE BANCAIRE :
Ici on paye beaucoup plus en liquide, mais dans la plus part des endroits on accepte les cartes bancaires internationales (surtout dans les endroits touristiques). Après dans les petites épiceries (je ne citerai donc pas le Sabeco de la calle Juan Bravo) ils ne sont pas équipés pour recevoir des cartes visas, donc on paye en cash !
On s'habitue vite à se balader avec 30 euros de plus dans le porte monnaie qu'en France, et puis ici, on a pas peur de se faire braquer le sac à main dans une ruelle sombre. (Les madrilènes parlent par contre du pickpocket dans le métro, jusqu'ici jamais vu).

Posté par expatespagne à 10:45 - 1- Guide de Survie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

12 novembre 2008

Parlons sous .... vos placements financiers en France

Du site http://www.service-public.fr/, je vous copie/colle un petit article qui intéressera certainement tous les français installés en Espagne : Est-il possible de conserver un placement financier en France lorsqu'on part à l'étranger ?

Le terme "placements" financiers recouvre des produits nombreux et très différents les uns des autres. En conséquence, il n'existe pas de règle simple et générale pour savoir si tel ou tel produit peut être détenu par un non-résident.

Ainsi, perdant votre qualité de résident français, vous ne pourrez pas conserver, par exemple : 

  • votre LEP (livret d'épargne populaire)

  • votre CODEVI (compte pour le développement industriel)

  • votre PEA (plan d'épargne en actions)

  • votre livret jeune

  • votre livret épargne-entreprise

En revanche, dans cette même situation de non-résident, vous pourrez conserver entre autres : 

  • vos actions

  • vos obligations

  • votre livret A

  • votre PEP (plan épargne populaire)

  • vos CEL et PEL (compte-épargne logement - plan d'épargne logement)

  • vos contrats d'assurance vie

Pour en savoir plus
*    Documentation fiscale de base
5I 471, 5I 482 et 5I 1143

Textes de référence
*    Loi n° 82-357 du 27 avril 1982 portant création d'un régime d'épargne populaire
*    Code général des impôts
Article 157
*    Code monétaire et financier : partie législative
Articles L221-13, L221-14, L221-15, L221-16, L221-17 et L312-3
*    Code de la construction et de l'habitation
Articles L315-1 et suivants

©  CIRA, 01 Octobre 2008 - Réf. : F1117

À lire aussi, sur le même site : Payer ses impôts dans un autre pays de l'Union européenne

Posté par expatespagne à 07:00 - 1- Guide de Survie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

28 novembre 2007

Obtenir un NIE depuis la France

J'avais entendu dire que le Consulat d'Espagne pouvait visiblement délivrer des NIE et effectivement cela semble confirmé sur leur site : http://www.cgesparis.org/n.i.e.-numero-identificacion-extranjero.html

"COMUNITARIOS :

Para que este Consulado General pueda tramitar la solicitud correspondiente, se precisa presentar el documento de Identidad vigente (véase : Carte Nationale d'Identité o Pasaporte) con la fotocopia correspondiente.

Deberá acreditar quien se lo pide y para qué motivo lo necesita."

Néanmoins, comme l'explique la dernière phrase, il faut avoir une raison valable et la prouver pour obtenir le NIE.

Adresse et horaires d'ouverture du Consulat d'Espagne à Paris.
Liste des Consulats d'Espagne en France.

Posté par expatespagne à 21:24 - 1- Guide de Survie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2007

Se loger en colocation en Espagne

dormitoriocutreSi vous êtes étudiants ou avez moins de 30 ans, l'option la plus économique pour vous loger est le "piso compartido" (colocation), les studios étant hors de prix et peu répandus sur le marché. Et puis l'avantage, c'est que ça permet de connaître du monde ;)

Pour les étudiants Erasmus, le mieux est de contacter les étudiants de votre école/université déjà sur place car ils connaissent peut-être des gens qui cherchent à louer une chambre dans leur appartement.

ba_o_cutreBARCELONE : je vous conseille de lire l'article Trouver un appart en colocation sur l'excellent blog d'Un français à Barcelone. D'ailleurs, je vais copier/coller ci-dessous certains des liens qu'il cite dans son article!

SÉVILLE : courez lire l'article de Maïlis sur le Logement à Séville avec plein de conseils pratiques. Une mine d'information!

cocina_cuentameMADRID : Les apparts d'étudiants se trouvent généralement vers Arguëlles, à côté du campus universitaire de la Complu (Universidad Complutense de Madrid) et sont meublés avec un style très rétro (années 50, 6o ou reviving 70s!), c-a-d avec les meubles de la grand-mère!
Pour trouver des annonces de pisos compartidos, allez faire un tour à la fac (Complu, Icade, etc) et regardez les panneaux d'affichage, voire mêmes les arrêts de bus, etc. Renseignez-vous aussi auprès du bureau des Relations internationales de votre université d'accueil qui généralement facilite la recherche d'un logement, via une bolsa de vivienda ou dans les résidences universitaires (colegios mayores). Exemple l'UAM : Alojamiento.
Autre option: l'Institut français, (il y a un "tablón" avec plein de PA dans le couloir allant vers la bibliothèque).
Pour les stagiaires qui ne restent que quelques mois, vous pouvez aussi vous renseigner auprès des résidences privées d'étudiants du type Easo.

Pour toutes les villes en général, voici les sites de colocation :
-> www.pisocompartido.com
-> www.habitamos.com
-> www.easypiso.com
-> www.loquo.com
-> www.campusanuncios.com
-> www.mundoanuncio.com 
-> www.segundamano.es
-> www.compartepiso.com

Sans oublier les communautés d'Erasmus sur les forums de www.mfe.org ou sur easyexpat.

sealquilaSi vous êtes déjà plusieurs et souhaitez louer directement un appartement, vous trouverez des offres sur Segunda Mano, Idealista, ainsi que dans les petites annonces des journaux locaux. En vous baladant dans les rues, vous verrez des panneaux "Se Alquila" accrochés aux balcons ou aux portes d'immeubles. Il suffit de noter le numéro de téléphone indiqué pour prendre contact avec le propriétaire ou -s'il est indiqué "Razón Porteria"-, de s'adresser au concierge pour visiter directement l'appartement. Dans le quartier de Argüelles, il y a de nombreux appartements en location où est précisé "solo para estudiantes".

Il est difficile de trouver un appart à distance et le mieux est donc d'arriver une semaine à l'avance, se loger dans un hostal et partir à la recherche d'un appart sur place.
Pour trouver un hostal : http://www.madridman.com

DSCN7170En ce qui concerne le montant des loyers, tout dépend bien sûr du quartier (et des prestations offertes : internet, etc). Pour une chambre à Madrid, compter minimum 250€ (en moyenne plutôt 300/350€). Un appartement avec 2 chambres dans le centre peut coûter entre 800 et 1.200 €.

Pour tout savoir, lire sur ce même blog les articles suivants :
-
Louer un appartement à Madrid 1 (conditions de location, lexique, quartiers, etc)
- Louer un appartement à Madrid 2 (Bolsa de Vivienda Joven en Alquiler)
- Louer un appartement à Madrid 3 (comment trouver un appartement en location)

Posté par expatespagne à 07:00 - 1- Guide de Survie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 septembre 2007

J'ai immatriculé mon véhicule en Espagne

Voici l'expérience vécue d'Olivier datant de 2007 (j'en profite pour le remercier d'avoir pris le temps et l'initiative pour rédiger cet article super détaillé!):

cocheImmatriculer sa voiture en Espagne (v.02)

Introduction

Les immatriculations en Espagne sont gérées par la DGT (Dirección General de Tráfico), qui dépend du Ministère de l'Intérieur. Les documents requis sont indiqués dans cette note : http://www.dgt.es/tramites/vehiculos/pdf/matrordi.pdf

Conditions préalables avant d'entamer les démarches :
1. Etre propriétaire de son véhicule (carte grise à son nom et facture d'origine ou certificat de vente-achats si véhicule d'occasion)
2. Etre résident permanent en Espagne :
- càd être en possession de son NIE (carte de résident ou "certificado de registro de ciudadano de la unión" si vous êtes arrivé après Avril 2007) http://www.mir.es/SGACAVT/extranje/regimen_comunitario/nie.html
- avoir fait les démarches auprès de la mairie de son lieu de résidence pour obtenir le "certificado de empadronamiento" : par fax ou courrier : www.munimadrid.es)

ETAPE 1 : Le Contrôle Technique "ITV" (pour obtenir la Tarjeta de ITV)

-> Se rendre à l'ITV de son choix (avec ou sans rendez-vous) : www.dgt.es/tramites/itv/itv.htm
Sur Madrid, celui de Getafe est souvent cité comme étant le seul habilité, mais ce n'est pas vraiment le cas : tous les centres ITV sont autorisés à faire passer la visite "502 - Matricula Vehiculo UE"). Par précaution, vérifiez tout de même par téléphone avant de vous y rendre, on ne sait jamais...
Coût au 01/08/07 : 173,27 euros.

Documents nécessaires :
- NIE + CNI ou Passeport
- Carte Grise + photocopie
- Facture originale (ou contrat vente) + photocopie
- Certificat de Conformité Européen : si votre véhicule ne dispose pas de ce certificat (uniquement voitures européennes de fabrication récente), vous devrez présenter une "Ficha Reducida de Caracteristicas Tecnicas" (qui s'obtient auprès du concessionnaire de la marque à Madrid ou via un ingénieur des Mines (Colegios de Ingenieros de Mina): coût entre 80 et 120 euros).

aeatETAPE 2 : Les Impôts (IVTM et Impuesto de Matriculacion)

-> Certificado de Residencia fuera del territorio español.
Afin d'être exempté de l'impôt de matriculación, il vous sera demandé de justifier de votre présence en France pendant au moins douze mois avant la date de votre demande : pour cela, vous devez vous rendre au Consulat qui vous délivrera cette attestation sur simple demande (coût de 9 euros pour l'authentification de signature).

-> IVTM : Impuesto sobre Vehiculos de Tracción Mecánica
Se rendre à sa mairie (voir adresse ici : www.munimadrid.es) pour recupérer l'imprimé de Autoliquidacion, puis a la banque ou caja de votre choix pour payer l'impôt en question (montant fonction du nombre de chevaux fiscaux de votre voiture et du nombre de trimestres dus restant). Conserver le justificatif de votre paiement.

Documents nécessaires :
- imprimé "Autoliquidacion - Declaración de Alta en el IVTM"
- Tarjeta ITV

-> Impuesto de Matriculación
Attention : Avant de se rendre à Hacienda (adresses ici : www.aeat.es), il faut y être inscrit (votre entreprise ne le fait pas automatiquement). L'imprimé est disponible en ligne : "Modelo 031 - Solicitud de Alta en el Censo de Obligados Tributarios" : www.aeat.es
Une fois complété, vous pouvez vous rendre à la oficina la plus proche de votre domicile avec votre certificat d'empadronamiento pour qu'ils vous rescencent.

Vous en profitez alors pour acheter l'imprimé "Modelo 06 - Impuesto Especial Sobre Determinados Medios de Transporte" (0,30 euros) que vous complétez et que vous présentez au guichet correspondant avec votre attestation consulaire, votre tarjeta ITV et votre facture originale. On vous remettra alors une attestation précisant que vous êtes exempté du paiement.

Documents nécessaires :
- imprimé "Modelo 06 - Impuesto Especial Sobre Determinados Medios de Transporte"
- Tarjeta ITV
- Facture originale + photocopie
- Attestation du Consulat
- NIE + CNI ou Passeport

dgtETAPE 3 : La Jefatura Provincial de Tráfico

-> Complétez et imprimez directement votre demande (solicitud) depuis le site web de la DGT : http://www.dgt.es/tramites/listado_impresos/impresos/9.03-Castellano.pdf
-> Regroupez tous les documents nécessaires (Tarjeta ITV (avec les 2 volets rose et bleu), Justificatifs du paiement de l'IVTM et de l'exemption de Hacienda, Facture originale, Carte Grise, NIE + CNI ou Passeport)
-> Rendez-vous alors a la JPT (Jefatura Provincial de Trafico), calle Arturo Soria, 125 (pour les autres villes, http://www.dgt.es/tramites/donde_realizar/donde.htm)
-> Aller au 1er étage au guichet "Tasa" pour y payer (et oui encore des sous) la taxe de la DGT (montant de 69,40 euros au 01/08/07). On vous demande seulement l'imprimé de solicitud de nueva matriculación et on vous remet alors un justificatif de paiement.
-> Aller à présent au 3eme étage et au guichet "Placas Verdes" ou vous remettez l'ensemble de votre dossier.
Si tout va bien, on vous dira alors de repasser le lendemain pour récupérer votre "Permiso de Circulacion" (équivalent Carte Grise) et votre Tarjeta ITV complétée de votre numéro de plaques.

S6000869Voila, il ne vous reste plus alors qu'à acheter (20 à 30 euros) et poser vos nouvelles plaques et faire assurer votre voiture en communiquant le numéro d'immatriculation à votre assureur et vous pouvez maintenant rouler tranquillement (en n'oubliant pas que vous allez pouvoir maintenant recevoir vos multas (ce qui n'etait pas le cas avec vos plaques françaises...). :-)

Coût total moyen de l'opération : entre 300 et 500 euros (selon le type de véhicule et les documents en votre possession)
PS : N'oubliez que l'année suivante à votre démarche, vous serez redevable de l'intégralité de l'IVTM !

LIENS UTILES
Hacienda :
www.aeat.es ou www.agenciatributaria.es
DGT (Dirección General de Tráfico) :
www.dgt.es
Article du blog : A savoir avant de partir - immatriculer sa voiture
Discussion sur le forum : Immatriculer un véhicule personnel
Tabelau récapitulatif du Cercle Francophone d'Asturies : Les démarches à effectuer pas-à-pas ou "Les 12 travaux d'Astérix"
Article de Estel (2005) : Immatriculer sa voiture 

Posté par expatespagne à 01:00 - 1- Guide de Survie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2007

S'installer en Espagne en 3 clicks

Donner un coup de main à toute personne souhaitant venir s'installer en Espagne est une des raisons pour laquelle ce blog existe. En effet, comme les mêmes questions revenaient souvent sur le forum, nous avons décidé de publier leurs réponses ici, mais il faut croire que ce n'est pas suffisant car, malgré tout, les mêmes questions continuent à être posées una y otra vez, certainement parce que dans l'empressement on ne prend pas toujours le temps de lire toute l'information à sa disposition.

Alors, voici une version résumée de ce que vous avez toujours voulu savoir pour prendre votre décision :

sealquila- Location d'un logement, combien ça coûte? La réponse serait "pas aussi bon marché que ce que vous pensez". Mais le mieux est d'aller vérifier sur le site www.idealista.com parce que c'est toujours un peu difficile de deviner ce que vous recherchez exactement : un appartement en plein centre ville, une maison en pleine campagne, etc.
Bien entendu, il y a ensuite d'autres sites ou journaux pour chercher son Home-Sweet Home et donc si vous souhaitez en savoir plus faites un tour sur le blog, notamment ici, et encore .

InfoJobs_lugar_de_trabajo_THUMB- Trouver un emploi, c'est facile? Comment voulez-vous qu'on devine dans quels secteur et région vous cherchez, quelles formation et expérience vous avez? Le plus simple pour vous donner une idée du marché de l'emploi est d'aller faire un tour sur www.infojobs.net ". Infojobs est LE portail en ligne espagnol du recrutement.
Sans oublier non plus, notre section spéciale Emploi, Stages et Études.

- Salaire, cotisation sécurité sociale et taux d'imposition? En clair, pour les emplois peu qualifiés ou à la sortie des études, les salaires sont très peu élevés comparés à la France. L'équivalent du Smic espagnol s'élève à seulement la moitié du Smic français. On désigne même les jeunes comme la génération mileurista, parce qu'ils ont des salaires ne dépassant pas 1.000 euros... En revanche, dans les postes à responsabilités, les gros salaires dépassent ceux de France plus facilement.
Et si vous voulez savoir combien vous allez gagner net (d'impôts aussi puisque en Espagne l'impôt sur le revenu est retenu à la source), faites vos calculs sur CalculaTuSueldo.com. Vous pouvez calculer aussi votre salaire brut aussi pour mieux négocier avec votre employeur.

Avec l'aide de ces liens, vous êtes en mesure de vous faire une idée sur votre budget, savoir plus ou moins si cela vaut la peine de tenter l'aventure. Si c'est le cas, je vous conseille vivement de lire nos petits articles sur les démarches administratives, Barcelone, Séville, les Canaries, Madrid, etc :  Sommaire du blog.

Posté par expatespagne à 01:00 - 1- Guide de Survie - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2007

A la recherche de l'ordonnance ...

... ou le parcours de la combattante.

Pour faire suite à l'article de Maïlis sur le Système de Santé espagnole et afin d'illustrer son propos, je vous invite à lire Jours 202-204 - "Do you speak english?", qu'avait publié sur son blog de Stéphanie :

"Mission du moment : trouver une boîte de mon médicament anti-épileptique*. Précisions : au bon dosage et en n’en payant qu’une partie (car plein pot c’est 500 balles, en tout cas en France…).

Mercredi, 19 h. Je pousse la porte de la pharmacie, « gling » « gling », et m’approche de la dame blonde. Pas de chichi, je pose direct l’ordonnance française sur le comptoir transparent et rentre dans le vif du sujet : « Buenas tardes, soy francesa y tengo epilepsia » (Je suis française et je fais de l’épilepsie !!) Son sourire m’indique de continuer. Je m’exécute : « Vivo y trabajo aquí desde hace 6 meses. Estuve de vacaciones en Francia este verano y vi a mi médico. Me hizo eso (je montre l’ordonnance). ¿ Puedo tener este medicamento aquí ?** » Réponse : si tu payes 55 euros, oui ; si tu veux payer moins, non… Je choisis l’option « payer moins ». Commence alors la 2e étape.

Jeudi, 10 h. Après une bonne demi-heure de marche, j’arrive au centro de salud de mon quartier (je constate au passage que la taille des quartiers madrilènes n’a rien à voir avec celle des quartiers aurillacois…). J’ai de la chance : personne devant moi. Une nana brune et bronzée à lunettes blanches attend derrière sa vitre, dans un coin du vaste hall en forme de cercle autour duquel s’étalent les salles de consultation. Je me lance dans le même topo qu’à la pharmacie en changeant toutefois la phrase de fin : "Necesito ver a un médico para que me haga la receta." (« J’ai besoin de voir un médecin pour qu’il me fasse l’ordonnance ») Ma phrase à peine terminée, elle me répond d’une voix lasse : "¿Tiene la tarjeta sanitaria? (« Vous avez la carte sanitaire » ?)

  • "¿Qué? Euh… ¡no!"

  Je déballe mon dossier, lui tends mon passeport et une feuille avec mon numéro de sécu. Nouvelle question : "¿Tiene el empadronamiento? (« Vous avez l’empadronamiento ? »)

  • "¿Qué? ¿Qué es eso?" (« Quoi ? C’est quoi ça ? »)

  Troisième étape : me faire recenser (la nana m’explique que l’empadronamiento, c’est le recensement) pour apporter une preuve que j’habite bien dans le quartier et donc que je dépends bien de ce centre de santé.

  10 h 45. Je rentre chez moi pour appeler la mairie.

  11 h 30. Après une bonne demi-heure de marche, j’arrive à l’antenne de mon quartier. Sur la porte, je vois écrit : certificado de empadronamiento. C’est bien là, ouf ! Sur ce, je déclare à l’accueil que je veux un certificado de empadronamiento. La nana me donne un petit ticket (ça faisait longtemps…) : J 052. Je rejoins le troupeau qui attend devant le panneau électronique. Les numéros défilent et je me retrouve bientôt devant une fille avec des longs cheveux gris tout secs, genre toile d’araignée, décorés de petites barrettes multicolores… Soit. Je commence mon laïus, puis elle me regarde par-dessus ses lunettes et me dit un truc que je ne comprends absolument pas. Visiblement, ça ne lui plaît pas. Elle durcit le regard, prend quelques secondes pour bien m’examiner, puis répète. Je ne comprends qu’une seule chose : elle ne peut pas me donner le document. "¿Que tengo que hacer entonces?" (« Qu’est-ce que je dois faire alors ? ») En guise de réponse, elle lâche avec un air mi-dépité, mi-méprisant, la phrase, ou plutôt the phrase à ne pas prononcer : "Do you speak english ?" Là, je dois dire que ma fierté en prend un coup ! Je jette un œil à mon petit ticket en me disant : je vais te le faire bouffer ! Ma colère intérieure ne change malheureusement rien au résultat : me revoilà à l’accueil car ça y est, j’ai compris, ce n’est pas le certificado de empadronamiento qu’il me faut, mais l’empadronamiento tout court…

  11 h 45. La dame me donne le ticket P 031. Retour au milieu du troupeau. Le P 026 reste scotché au panneau lumineux. J’ouvre mon bouquin spécial « salle d’attente », à savoir l’Histoire de la Méditerranée attaquée le 6 février dernier sur une chaise de l’INEM.

  12 h 10. Ça y est c’est mon tour ! Je donne mon passeport en souriant à une nouvelle dame. Sa main reste tendue. "Me falta algo" (« Il me manque quelque chose »). "¿Qué?" Un justificatif de domicile. Je m’énerve en français : « Non putain ! Mais merde, j’ai téléphoné ! » Je me reprends et tente de poursuivre en espagnol : "He llamado al ayuntamiento, me han dicho que el pasaporte era suficiente." (« J’ai téléphoné à la mairie, ils m’ont dit que le passeport était suffisant ») Je lis alors sur son visage : « Tu me prends pour une conne ? » En même temps, effectivement, ça paraît évident de devoir apporter un justificatif de domicile pour se faire recenser… Elle me dit que je n’ai pas pu téléphoner ici car ils ne prennent pas les appels. Je m’énerve parce que si, j’ai appelé quelqu’un de la mairie, dans cette antenne ou dans une autre, j’en sais rien, mais j’ai appelé à la mairie ! Elle se radoucit, me demande où j’habite et cherche sur son ordinateur. "No encuentro la calle." (« Je ne trouve pas la rue ») Elle insiste, me demande si j’habite bien dans une rue, pas dans un passage ou sur une place. Je dis que c’est bien une rue tout en ayant subitement l’envie de lui faire bouffer mon ticket à elle aussi. Elle ne trouve toujours rien. Je me casse après qu’elle m’ait précisé que je pouvais revenir demain à partir de 9 h avec mon justificatif.

  Vendredi, 8 h 45. J’ouvre mon livre à quelques mètres de la porte. Il y a déjà cinq personnes devant moi.

  9 h 02. Accueil, nouvelle dame, nouveau ticket. P 002.

  9 h 15. Les T et les J défilent. Le P 001, quant à lui, est toujours assis. Je rouvre mon livre.

  9 h 20. Nouveau guichet. Je tends mon passeport et ma facture de téléphone. Bizarrement, le monsieur trouve ma rue du premier coup.

  9 h 22. Je ressors avec mon empadronamiento.

  Métro.

  10 h. Retour au centro de salud. Aujourd’hui, la file est longue, mais, bonne surprise, deux guichets sont ouverts.

  10 h 05. C’est mon tour, je tombe sur le mauvais. « C’est à côté pour la carte ».

  10 h 20. Je retrouve la fille aux lunettes blanches et lui donne mes papiers. Elle me demande si je travaille, puis si en général je préfère voir le médecin le matin ou l’après-midi.

  10 h 30. Elle me tend une feuille qui fera office de tarjeta sanitaria (« carte sanitaire ») en attendant que je reçoive cette dernière (soit dans deux ou trois mois). Sur ce, elle me dit au revoir. Non madame, au revoir c’est pour plus tard ! Je lui demande, parce qu’à la base je suis quand même venue pour ça, si je peux prendre un rendez-vous. « Votre médecin est en vacances en ce moment. Vous attendez son retour ou vous voyez son remplaçant ?

  • Son remplaçant.

  • Très bien, aujourd’hui, 17 h 15. Salle 128, au premier étage. »

  17 h 11. J’arrive à l’entrée du couloir intitulé salas 125-128. Un long couloir blanc avec à gauche les portes alignées et en face les chaises en fer : la pâleur, le dénuement et l’ambiance morne des couloirs d’hôpital. Quelques personnes solitaires attendent en silence. Pas de petite musique d’ambiance, de magazines, de secrétaires. Rien. Je marque un temps d’arrêt pour contempler le tableau puis avance lentement. L’une des portes est ouverte. J’aperçois une pièce minuscule, séparée en deux, au fond : un « lit » noir en partie recouvert d’un drap vert froissé, devant : un bureau bordélique et un homme assis, la tête baissée. Pas de médecin. Je continue jusqu’au fond, ma salle étant la dernière, et m’assois. Cet endroit me paralyse, je n’arrive pas à décrocher mes yeux de ces murs blancs crasseux, de ces gens qui paraissent si tristes, de ces portes rouges, avec écrit à côté de chacune d’elle leur numéro et le nom de deux médecins, celui du matin et celui de l’après-midi.

  17 h 14. Une porte s’ouvre. Un papy avec des béquilles et une jambe plâtrée sort et part en silence, seul. Les poignées de main chaleureuses et les petits mots gentils de nos médecins de famille français sont bien loin, tout comme les salles d’attente confortables, avec piles de revues, sièges rembourrés, voire même radio et tableaux au mur…

  17 h 17. Trois « bips », forts et saccadés, me crient dans les oreilles. Je sursaute, me retourne, regarde les visages impassibles autour de moi pour essayer de comprendre. Une voix de femme monocorde annonce au micro : "José Rodriguez Lopez". Pour conclure, on a droit à un petit jingle style SNCF. Un homme se lève alors comme un robot et ouvre la porte de la salle 126.

  17 h 19. Les trois mêmes « bips » qui me font une nouvelle fois sursauter. "Javier Sanz Caballero". L’individu en question part dans la salle 128. Bon, j’en ai bien pour un quart d’heure. Je sors mon livre.

  17 h 24. Une porte se ferme. Je lève les yeux : Javier vient de terminer. Je range mes affaires vite fait et me concentre : « Maintenant, ça va être à toi ! ». Deux secondes plus tard : « BIP » « BIP » « BIP » "Estéfani Langlaïsse". Je me lève illico en lâchant : « Où je suis putain ? ! »

  17 h 28. Fin de la visite. J’ai mon ordonnance ! ".

Je tenais à remercier Stéphanie pour m'avoir très gentillement envoyé le texte complet de son article, afin que vous puissiez en profiter. Pour info, elle va bientôt publier un livre sur son expérience madrilène où vous pourrez lire toutes ses aventures. 

Posté par expatespagne à 00:13 - 1- Guide de Survie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juin 2007

Le système de santé public espagnol

Lorsque l’on vit en Espagne, la santé publique est gratuite, que l’on soit travailleur ou chomeur. On ne paye rien*, qu'il s'agisse d'une consultation pour une otite ou un accouchement à l'hopital. Je rappelle qu'il existe 2 systèmes, le public et le privé. Voici donc une description du système de santé public espagnol, vu par une française.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Selon où l’on vit, on dépend du centre de santé (centro de salud) de son quartier. Il faut aller s’y inscrire, en donnant son numéro de sécurité sociale et son adresse. Si vous n’avez pas la carte, vous pouvez la demander lors de cette inscription (il faut compter un an pour la recevoir). Armez-vous de patience, dans certains centres de santé le personnel de l’accueil n’est pas toujours compétent lorsqu’il doit inscrire “un étranger” (plusieurs prénoms, un seul nom de famille, ça perturbe beaucoup !).

Un centre de santé, c’est en général un bâtiment de plusieurs étages où sont regroupés des dizaines de médecins.medecin C’est un peu comme un dispensaire, on attend devant la porte de son médecin entouré d’autres patients. L’ambiance est moins calme que dans nos salles d’attente de médecins en France, c’est plus “ambiance hopital”.

Dans ce dispensaire on va donc vous attribuer un médecin. Il faut savoir que dans de nombreux centres de santé, les médecins travaillent tous les matins et une après-midi en semaine (si une après-midi vous arrange mieux qu’une autre pour les consultations, prenez ce facteur en compte !).

Lorsque vous serez malade, vous prendrez toujours rendez-vous avec le même médecin, celui qu’on vous a attribué. Si pour une raison ou pour une autre vous n’êtes pas satisfait, vous pouvez demander à changer sans problème.

Pour prendre rendez-vous, soit vous allez au centre de santé (pas pratique quand on a 40 de fièvre !), soit vous prenez rendez-vous par téléphone (c'est récent !). Chaque Communauté Autonome a son système et son propre numéro de téléphone pour prendre ce rendez-vous (en Andalousie, c’est le 902 505 060). On parle même de pouvoir prendre rendez-vous par internet ou via SMS mais je ne sais pas si cela est encore au point.

Si vous êtes malade et que vous ne pouvez pas aller travailler, et que votre médecin traitant ne peut pas vous voir avant plusieures heures/jours, vous devez vous rendre au médecin de garde, dans le même centre de santé (c’est considéré comme une urgence). Il faut toujours vous rendre à l’accueil, et on vous donnera un ticket pour aller consulter ce médecin.

Comme en France maintenant, il faut passer par son médecin traitant pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste. Vous expliquez les motifs et c’est le médecin qui prend directement le rendez-vous pour vous. Il vous remet une feuille avec le rendez-vous et le nom du spécialiste, ne perdez pas ce document, on vous le demandera chez le spécialiste.

*Je rappelle que tout le système public est gratuit, on ne vous fera rien payer. Seul le dentiste n’est pas couvert (mise à part l’extraction des dents de sagesse), il faut aller chez des dentistes privés.

NB : De nombreuses personnes s'accordent à dire que les relations avec la médecine publique espagnole sont soumises au facteur chance. Lorsque du premier coup on tombe sur un bon généraliste, compréhensif et sympathique, ça met en confiance pour la suite. Lorsque ce n'est pas le cas et que vous tombez sur de mauvaises personnes plusieures fois de suite, vous pouvez soit changer de médecin, soit passer par le système privé. (cotisations à payer tous les mois).

NB 2 : On entend également souvent dire que ce sont les soins pour le "tout courant" qui laissent à désirer. Une angine, la peau sèche, une plaquette de pilule à renouveler, ça n'interesse personne donc c'est expéditif. En revanche, dès que le cas se complique, les centres de santé envoient directement leurs patients à l'hôpital public, où là (parait-il) il y a de bons professionnels, à l'écoute des malades, et compétents.

MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR... (BON A SAVOIR)

Il existe quelques différences avec le système français. Mieux vaut donc savoir qu’elles existent et vous y préparer...

Le temps de la consultation


montreIl est bien inférieur à celui d’une consultation en France. En général, une consultation ne dure pas plus de 5 minutes. Vous expliquez ce que vous avez, on vous observe, et on vous fait une ordonnance. Si vous venez pour un mal de gorge, on vous regardera la gorge, on ne vous fera même pas enlever votre blouson pour écouter vos poumons.

Les médicaments

medicamentsCertains médecins préconisent les méthodes naturelles pour soigner les maux courants. Ne soyez pas surpris si en allant consulter pour une gastro on vous prescrit de l’eau, de la soupe et de la tisane, sans aucun médicament. C’est courrant.

La consultation

chirurgie_amb1

Il est possible que qu'en entrant dans le cabinet du spécialiste il y ait un autre médecin (occupé à remplir des dossiers). C'est assez bizarre de vous retrouver face à 2 médecins (un qui vous écoute, l'autre qui prête une oreille tout en remplissant ses papiers), et selon les situations, pas franchement agréable...

Enfin, pour conclure, rien de tel que quelques témoignages de résidents français en Espagne. Lisez également nos commentaires à ce sujet sur notre forum.

TEMOIGNAGES

 

Karine, 35 ans, Madrid

Je trouve que les systèmes de santé public et privé sont finalement assez similaires au niveau de l'attention "client". 

On est dans les 2 cas rien qu'un numéro. Car les médecins ont un planning chargé (une personne toutes les 5mn en moyenne), pour "rendimiento". 

Après c'est une histoire de chance de tomber sur un bon médecin dans le public ou dans le privé, sauf que dans le public t'as pas vraiment le choix. 

Ce que je trouve enquiquinant c'est de devoir passer systématiquement par le public pour avoir un arrêt de maladie et une ordonnance qui te permet de ne pas payer à 100% les médicaments. Se farcir et ton médecin privé puis ton médecin public quand tu as 40º de fièvre, c'est moyen. 

Choquant aussi le manque d'auscultation. C'est à toi de mesurer ta fièvre avant de venir... Je ne trouve pas ça normal qu'on te donne des antibiotiques sans t'ausculter, juste sur les symptômes que tu décris, sans vérification. 

Moi ce qui m'énervais aussi au début c'est savoir comment fonctionne la queue puisqu'il n'y a jamais de secrétaire médicale pour te recevoir, donc quand tu as un niveau plus que moyen d'espagnol c'est dur de se lancer pour demander qui est le dernier ou si c'est le médecin qui appelle. 

Concernant l'accès aux spécialistes, je passe par le privé notamment à cause de ça. Pour l'attente concernant les opérations, même chose, cela dit je ne sais pas comment ça se passe en France. 

Globalement, je dirais qu'en tant que français on est mal habitué et que mon médecin de famille me manque!!

Maïlis, 24 ans, Séville

Je ne suis pas vraiment satisfaite de ce système. L’attention que portent les médecins aux patients, même en cas de problème begnin, devrait toujours être correcte. Je n’ai peut-être pas eu de chance, mais il m’est arrivé des histoires avec tous les médecins et spécialistes que j'ai vus jusqu'à ce jour. Cela ne vient pas d'un problème linguistique (je n'ai aucune difficulté avec la langue espagnole), mais plus d'un m'a regardé comme si j'étais la dernière des imbéciles parce que je leur demandais quelque chose à laquelle ils n'étaient pas habitués. Comme ce n’était que pour des petites choses, ce n’est pas très grave, mais dès que je pourrai, je me payerai une assurance privée.

Par ailleurs, je n’arrive pas à me faire à ces rendez-vous express qui durent quelques minutes, et aux salles d’attente des centres de santé, bondées de personnes agées qui viennent y passer l’après-midi pour discuter… Je n'ai jamais eu la peur des hôpitaux en France, mais là j'avoue qu'avec tant de mésaventures à la suite que ça en est devenu psychologique et je dois vraiment faire un effort physique pour passer les portes du centre de santé...

Et je continue à me payer de ma poche certains spécialistes en France, n’étant pas satisfaite de certains spécialiste de la sécurité sociale. De toutes façons, ça me coûte toujours moins cher que d’aller chez un spécialiste privé espagnol.

Amélie, 31 ans, Madrid

Jusqu´a maintenant, je ne me plains pas du service de santé public (et comme Karine, je pense qu´il est similaire au privé...en ce qui concerne l´attention au client)....Malgré une très mauvaise impression lors de mon inscription et ma demande de carte à mon centro de salud (3 femmes devant l´écran pour entrer mes données...no comment). Les conséquences n´ont pas été trop graves et se sont limitées a la perte de ma carte (D´après leur système informatique je l´aurai recue il y a un an!). Puis vint le jour de mon premier rendez vous avec mon médecin. Avant de le rencontrer, j´ai passé 10 min avec une infirmière super sympa qui m´ a posé pleins de questions sur ma santé en générale, mon rythme de vie, mon alimentation...et elle a tout rentré dans son ordinateur (sans l´aide de personne)! J´étais impressionnée, la derniere fois que j´avais répondu à autant de questions remonte à ma dernière visite médicale du collège!!! Quant au médecin, les consultations furent en effet courtes, ses yeux étaient beaucoup plus figés sur l´écran de l´ordinateur que sur moi, car lui aussi devait mettre à jour ma e-fiche (La derníère fois que j´ai consulté en France, le médecin avait ma fiche en format A5 dans une petite boite…et il l´a remplissait au Bic!). finallement …le Mal fut guéri, donc je n´ai rien à redire...

Note: Un truc quand mème incroyable, je ne rentrerai pas dans les détails...mais les soins sont parfois "exagérés" par rapport à la consultation. Mieux vaut prévenir que Guérir...serait leur slogan?

Taouri, 26 ans, Hellin (Castille)

Un peu comme tout le monde pour le public : j'ai eu du mal a me faire a l'absence d'auscultation, et par contre, j'ai pas eu a droit a l'infirmiere pour le questionnaire (et le medecin non plus ne l'a pas fait...)...

Pour chez moi pas de médecine de "confort": une angine ce sera par exemple antibio, mais rien pour calmer la douleur, ou adoucir la gorge...Et comme tout le monde, 2 minutes 30 montre en main pour le temps de consultation...
Par contre, bien meilleure impression dans le privé : premiere consultation de 30 minutes, auscultation systematique, consultation de mini 1/4 heure, le medecin parle et prend en compte l'état moral...

Pour les spécialistes, je ne suis passée que par du privé. Tres bons retours, a part pour le dentiste... Il voulait m'arracher des dents, et m'a soigné des dents... qui en fait étaient saines (no comment). Je vais voir le prochain si il est mieux ! Très contente également du suivi gynéco…

Donc contrairement à Karine et Amélie, j'ai une tres bonne experience pour le privé... et pas pour le public (d'autant que mon medecin public veut pas me croire quand je lui dit que je suis allergique a certains antibio... )

Utile : un dictionnaire médical franco-espagnol (merci Sol !)

Posté par Mailis à 17:51 - 1- Guide de Survie - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2007

Renouveler sa carte de séjour espagnole

Si vous avez une tarjeta de residente espagnole (cette petite carte de la taille d'un DNI, bien pratique), sachez que quand elle sera périmée, vous NE POURREZ PAS la renouveler. En revanche, vous devrez vous inscrire au Registro Central de Extranjeros.

Pour information, voici une réponse du Ministerio del Interior à ce sujet :

"En contestación a su mensaje, debemos remitirnos al reciente REAL DECRETO 240/2007, de 16 de febrero, sobre entrada, libre circulación y residencia en España de ciudadanos de los Estados miembros de la Unión Europea y de otros Estados parte en el Acuerdo sobre el Espacio Económico Europeo (BOE nº 51, de 28 de febrero de 2007), disponible para su consulta a partir de la página de nuestro Servidor Web, que suprime la solicitud o posesión de Tarjeta de Residente Comunitario para todos los ciudadanos comunitarios que residan en territorio español por un período superior a tres meses, sustituyéndola por la obligación de estar inscrito en el Registro Central de Extranjeros.

Según lo expuesto, ya no podrá, obviamente, solicitar la renovación de su Tarjeta, expidiéndole en su lugar un certificado de registro o un certificado del derecho a residir con carácter permanente, según corresponda, para lo que tendrán que acudir personalmente a la Oficina de Extranjeros de su localidad de residencia. En el certificado que se le emita constará el nombre, nacionalidad y domicilio de la persona registrada, su número de identidad de extranjero, y la fecha de registro.

La información sobre el Régimen Comunitario figura a partir de la página de nuestro Servidor Web, donde podrá comprobar lo expuesto, así como en la página http://www.mir.es/SGACAVT/modelos/extranjeria/index.html  puede obtener el modelo de solicitud del Certificado del Registro mencionado, en formato PDF (formulario EX-16), apareciendo en esa solicitud igualmente información de la documentación a adjuntar."

Pour résumer, vous devez apporter :

  • votre tarjeta de residente
  • le formulaire EX 16 rempli
  • votre carte d'identité ou passeport
  • un certificado de padrón (à demander en appelant le 010 ou à la mairie de votre ville de résidence, voire parfois sur sa page web)
  • le tout photocopié.

Ensuite :

  • faire la queue à la Oficina de Extranjeros de votre ville de résidence

  • Edit du 12-07-2007 : POUR MADRID, Il faut prendre RDV (cita previa) au 91 322 69 19 902 565 701 (Edit du 11-05-2008)
    (Horario: De lunes a jueves de 9.00 a 17.00 y viernes de 9.00 a 14.00)
    Nouvelle adresse pour les "comunitarios" => Plaza del Campillo del Mundo Nuevo nº3
    28005 - Madrid
    Métro Puerta de Toledo
    Edit du 26-10-2007 : 2 nouveaux numéros à disposition : 91.322.68.35 et 91.322.68.76.

  • remettre tous vos documents,

  • rendre votre carte de residence périmée (snif...),

  • récupérer un papier pour payer une taxe (environ 6 euros),

  • aller à une banque concertée par l'administration pour payer la dite taxe,

  • remettre le récépissé du paiement

  • récupérer enfin le fameux certificat.

Bref, au lieu de vous promener avec une petite carte plastifiée, vous aurez un joli certificat en papier, ce qui fera une belle jambe à la caissière de votre supermarché au moment de payer par carte ou à votre banquier pour vous identifier. Je vous conseillerais presque de joindre à votre certificat une copie du REAL DECRETO 240/2007 ...

Posté par expatespagne à 10:00 - 1- Guide de Survie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2007

Touteleurope.fr, LE portail sur l'Europe

touteleuropeSi vous avez étudiez une matière concernant l'Europe à Paris, vous avez certainement visité un jour le Centre d'information sur l'Europe (anciennement appelé "Sources d'Europe") qui était situé à la Grande Arche de la Défense. On y trouvait des tonnes d'informations, prospectus, brochures sur l'UE.

Toutes ces informations et beaucoup d'autres sont maintenant consultables sur le portail www.touteleurope.fr que je vous invite à découvrir ou redécouvrir. Il y a notamment une rubrique très complète sur nos droits et démarches qui mérite un coup d'oeil surtout si vous êtes sur le départ : étudier et se former dans l'UE (étudier, stage, reconnaissance des diplômes, etc), entreprendre dans l'UE, installer sa famille, protection sociale, etc, etc.

Vous y trouverez aussi le descriptif des programmes d'échanges en éducation et formation : Erasmus, Comenius, Leonardo, entre autres.

Au sujet d'Erasmus, sachez que le programme fête ses 20 ans cette année et fait le sujet d'un dossier complet avec témoignages. Si vous avez bénéficié de ce programme, vous pouvez faire part de votre témoignage ici.

erasmus

D'ailleurs, savez-vous quel est le pays qui accueille le plus d'étudiants Erasmus?

RTEmagicC_carte_erasmus_400

www.touteleurope.fr

Posté par expatespagne à 16:34 - 1- Guide de Survie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »