Quelques réflexions en vrac (mais structurées!) :
I. Vie sociale 
1- Il était frustrant de rencontrer du monde (je parle "hors communauté française") et ne pas pouvoir participer à 100% aux échanges... barrière de la langue oblige. Au départ, on participe à 10%, on arrive vite à 90%... mais en ce qui me concerne, une petite frustration était toujours présente. Par contre, bizarrement, vu d'ici, je me dis que l'échange était plus facile. Etre "étranger" provoque chez l'interlocuteur une certaine curiosité qui pousse à l'échange. Et finalement, c'est plus facile de lier le contact.
2- La communauté française était ultra solidaire... je crois que je ne retrouverai jamais cet aspect là. Un groupe d'une telle ampleur et aussi soudé me manque. Simplement.
3- Euh... les centres commerciaux !!! Pourtant je ne suis pas du tout une "shopping addict"... mais franchement ça me manque. Cela dit, j'habite en rase campagne, je n'avais qu'à habiter Paris !
II. Vie professionnelle
Notre retour en France (et pas ailleurs... Espagne ou autre !) était principalement motivé par le fait que je puisse m'épanouir professionnellement. C'est chose faite... de manière inespérée, d'ailleurs (12 000 habitants dans notre petite ville). Je n'aurais pas réussi à l'étranger.
III. Vie familiale
1- L'accouchement à l'étranger !!! Euh... je préfère accoucher dans ma langue ! Aucun regret là dessus. Plus facile de pouvoir exprimer ses doutes, ses angoisses et ensuite son bonheur dans sa langue... et surtout de comprendre les réponses !!!
2- Le rapport aux enfants. Je regrette terriblement ce rapport aux enfants qu'ont les Espagnols ! En tous les cas celui qu'on a connu à Madrid. En France, j'ai presque l'impression que les enfants encombrent (pour reprendre l'expression de mon beaux frère : boîtes à bruit). Les virées au restaurant, c'est McDo ou Flunch, sinon : on dérange ! Où est l'Espagne où on peut partager son assiette avec son petit, où il y a toujours un mot gentil pour vous mettre à l'aise sur le sujet ???
3- La scolarité. A Madrid, pas de souci pour la cantine. En France (chez nous en tous les cas) les places sont limitées... la cantine ne commence qu'à 5 ans... Pas d'informatique, de langues avant le CE1, et encore ça ne vole pas haut ! Nous avons eu la chance (immense) de voir débarquer deux familles Espagnoles ici, dont une des mamans a initié (bénévolement) nos enfants à l'Espagnol avec des chansonnettes. Elles ont été mises en scène lors de la kermesse hier et j'en aurais presque pleuré de voir Clémence chanter en Espagnol... car LE grand regret est là : n'avoir pas su cultiver la langue ! Méthode Coué : tout le monde nous a dit qu'elles apprendraient plus vite ensuite... je me le répète et re-répète... Mais en attendant : j'aurais dû faire plus de films de mes filles parlant l'Espagnol... On aurait au moins eu quelques souvenirs. Heureusement il y a YouTube pour les moments nostalgiques !
4- Les petits maux de tous les jours : il est facile en France d'être reçu par le médecin de son choix tout de suite... moins facile en Espagne. Et plus facile aussi de s'expliquer clairement et de comprendre le retour (barrière de la langue...).
5- Les habits des enfants... ça tient peut-être des bassins socio culturels dans lesquels j'ai évolué. Celui de Madrid est très différent de celui d'ici... mais pourquoi est-ce qu'à l'école il y a une petite fille sur deux avec un look "pétasse"? A la limite... je préfère le look "prout-prout".
Le sujet à ne pas aborder est la météo... qu'est ce que l'hiver est long dans le centre de la France !!!