Tenerife - Hommage à Masca
J’avais en préparation cet article depuis quelques temps déjà, l’actualité me force malheureusement la main.
Ce que je décris ici a disparu dans les flammes destructrices cette première semaine tragique d’août 2007, il faudra des années pour que la nature reprenne ses droits sur ce territoire sinistré et que les habitants rebâtissent leurs foyers.
C’est
au cœur du parc rural del Teno, sur le canton de Buena Vista del Norte
que se nichait ce petit village isolé au milieu des plus profonds
barrancos de l’île de Ténérife.
Ce petit hameau, avec ses maisons
typiquement canariennes parfaitement fondues dans le relief
environnant, était reconnu comme enceinte ethnographique et
architectural des îles.
Jusque dans les années 70, ces
magnifiques paysages ainsi que le hameau n’était accessibles qu’à pied
par le chemin dit des Guanches qui relie El Palmar à Santiago del Teide
en passant par Masca.
Il fallait des heures de marche aux habitants du hameau pour rejoindre les principales villes alentours.
De nos jours, découvrir ce petit bijou au cœur des gorges de Masca continuait de se mériter … il fallait quitter la route principale qui contourne l’île au niveau de Santiago del Teide pour s’engager dans de pittoresques routes sinueuses bordées de petits parapets en ciment.
Puis,
au cœur du parc, coincé entre les montagnes apparaissait El Caserío
(hameau) de Masca. Un petit groupe de maisons canariennes, accrochés à
la montagne qui vivaient depuis ces dernières années du tourisme.
Le
village était le point de départ d’une randonnée magnifique dans le
barranco de Masca. Après une descente de 4 kilomètres (3 à 4 heures de
marche), entouré par des murs rocheux de plus de 400 mètres de haut, on
atteignait la petite plage où de nombreux bateaux-navettes nous
permettaient de rejoindre le port de Los Gigantes.
Pour lire l'intégralité de l'article sur Vida de Sol en Tenerife : Hommage au Caserio de Masca
Le Teide en lice pour entrer dans le patrimoine de l'UNESCO
Nous atteignons maintenant la dernière ligne droite, le comité de l'Unesco se réunit en effet du 23 juin au 2 juillet afin de décider des nouvelles entrées parmi les 37 candidatures.
Dans sa catégorie, le Teide est en compétition avec 19 autres sites naturels au niveau mondial.
Ainsi le Teide sera en lice avec un autre Volcan de l'ile Jeju (Corée du Sud), avec son réseau de tunnels impressionnant par lequel s'écoule la lave.
Quelques explications s'imposent :
Le patrimoine mondial de l'UNESCO
Depuis 1972, l’UNESCO a mis en place un traité international concernant la protection du patrimoine mondial, naturel et culturel. Les sites désignés comme faisant partie de ce Patrimoine mondial appartiennent alors à TOUS les peuples, sans plus tenir compte du territoire où ils se trouvent.
Aujourd’hui, ce Patrimoine Mondial regroupe 830 sites dans le monde reconnus comme ayant une valeur universelle exceptionnelle.
39 de ces sites sont en Espagne, parmi ces derniers :
- le parc National du Garajonay à la Gomera depuis 1986 pour sa luxuriante végétation proche de celle de l'ère tertiaire et aujourd'hui quasi unique en Europe Méridionale
- la ville de San Cristóbal de la Laguna à Ténérife depuis 1999 pour être la première ville espagnole coloniale non fortifiée.
Le Parc National du Teide et ses millions de visiteurs
Le Teide, avec sa biodiversité exceptionnelle, est considéré comme l’espace « géo touristique » le plus visité au monde…. avec pas moins de 4.000.000 (oui QUATRE MILLIONS !) de visiteurs annuels.
C’est pourquoi, les autorités canariennes ont jugé nécessaire la protection du site, tout d’abord en le classant parmi les parcs nationaux espagnols depuis plus d’un ½ siècle, et aujourd’hui en l’integrant au sein de la liste des sites du patrimoine mondial …. toujours dans l’idée de renforcer la protection de l’écosystème du site.
C’est ainsi qu’en 2002, la commission Mixte des Parcs Nationaux des Canaries a posé la candidature du Teide auprès de l’UNESCO et c’est en 2007 ce dernier se prononcera sur l’entrée de « notre » cher volcan dans le Patrimoine Mondial.
Un lieu d’observation privilégié
Outre ses richesses naturelles, le parc est aujourd’hui un laboratoire géant où se sont installés quelques uns des plus importants télescopes de l’hémisphère nord, ainsi qu’un observatoire météorologique étudiant entre autre la couche d’ozone et les évolutions climatiques.
L’altitude du lieu et ses conditions d’ensoleillement (+ de 35.000 heures par an), en font un lieu d’observation unique au monde en terme de qualité atmosphérique.
Les biologistes, géologues et autres géographes ne sont pas en reste.
Le site du Teide est donc non seulement riche par son histoire qui débute au pléistocène, son activité volcanique toujours d’actualité mais aussi par sa grande variété biologique.
Ce sont ces critères qui aujourd’hui l’ont amené à être présenté sur la liste des sites candidats au Patrimoine Mondial de l’UNESCO … à suivre, et supporter donc en 2007 !
Pour en savoir plus lire l'article sur Vida de Sol en Tenerife
Post Scriptum du 28 juin 2007 : le TEIDE vient d'être reconnu Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO ! Les info en espagnol dans le texte sur El Dia et Canarias 24 horas !
Le Teide pour les Nuls
Une fois n’est pas
coutume, cet article n’est pas de moi, mais de mon amie France qui
réside sur l’île et n’est point dépourvue d’un sens de l’humour et de
l’amour pour Tenerife qui l’a envoûtée ! Je lui laisse donc ce petit espace sur le net :
Le Teide pour les nuls … Oh Pardon...”Le Teide, Mode d’Emploi”, ou “Comment répondre collectivement à de nombreuses questions individuelles”.
Le Teide (prononcer Té-i-dé, et non pas Teïde: en espagnol on prononce distinctement les deux voyelles d’une même diphtongue –pour mémoire : une diphtongue est l’association de 2 voyelles, ici : e + i – et qui plus est, le “e”, prononcé “é” en espagnol étant une voyelle forte, c’est lui qui porte l’accent tonique : Té-i-dé) on ne le présente plus. Encore que...
Du haut de ses 3718 m. émergeant au dessus de l’océan, sa Majesté nous contemple de toute sa splendeur, en sa qualité de plus haut sommet d’Espagne.
J’en
vois qui sourient et ils ont raison : car ballottés dans votre petit
coucou en zinc, vous aurez largement le temps de vous rendre compte que
l’Espagne, c’est à deux heures et demi d’avion environ...
Mais il a
beau faire le malin, notre Teide retranché dans sa forteresse des
Cañadas (prononcer : “Cagnadas”...), rêvant tout là haut dans sa mer de
nuages, il n’est qu’une “résurgence” ultérieure à l’effondrement d’un
gigantesque volcan plus ancien, énorme, dont la base de l’île n’a pas
supporté le poids. (Les vulcanologues pardonneront mon explication
simpliste de néophyte néanmoins passionnée par les lieux).
Alors que faire, comment y aller, oú, quand, pourquoi?
Amoureuse des lieux et résidente à Tenerife depuis des années, je donnerai le conseil suivant : y aller en deux étapes.
La première par Santa Cruz-La Esperanza, par la Orotava, par Vilaflor, par Guía de Isora, peu importe...
...
afin de découvrir tranquillement, de s’émerveiller, s’arrêter en route,
admirer à l’horizon la silhouette des îles de Gran Canaria, la Gomera,
La Palma, et peut être la mer de nuages (je vous le souhaite), écouter,
respirer, s’imprégner de la beauté des lieux.
La deuxième fois, pour faire une petite ou une grande randonnée.
“Oui
mais les guides, les cartes, les sentiers balisés, les...” Pas de
panique!!!.... Aux deux extrémités des Cañadas se trouvent deux
“Centros de visitantes”, Centres des Visiteurs, oú vous trouverez un
dépliant en plusieurs langues sur lesquels figurent les sentiers du massif . Vous trouverez de grands panneaux indiquant les sentiers.
Pour le reste de la littérature sur ce sujet : petite bibliothèque de Teneriffe.
Le Teide lui-même.
La tradition veut que l’on y accède en passant une nuit en refuge, et en montant au cratère au petit matin.
Et
c’est là que l’on adresse un grand “hip hip hip hourra” à Sol, qui nous
a concocté un super blog sur Tenerife, avec des tas de liens
hyper-utiles, dont un avec le fameux formulaire d’accés au cratère du
Bureau du Parc, Sol t’es un chef ! Suivez le guide : comment accéder au cratère.
Cordialement, et souvenez-vous : T-é-i-dé!
France
tenerifautrement@wanadoo.es
Pour lire l'intégralité de l'article sur Vida de Sol en Tenerife : Le Teide pour les Nuls
Guides et litterature de Tenerife
Si vous avez des fourmis dans les jambes et un esprit curieux vous laisserez sûrement votre verre de grenadine à côté du transat de la piscine pour partir arpenter les routes de l’île.
Vous trouverez donc ci-dessous une petite liste, non exhaustive, d'ouvrages en français, à se procurer pour découvrir l'île ou bien à savourer sur la plage.
Quelques guides pour savoir où aller
Canariesde D. Montagnon (édition 2006)
C'est la nouvelle version de l’ancien Guide Bleu de chez Hachette- Ténérife (en français)
, guide Rother (edition 2000)
Excellent pour les descriptions de ses 50 randonnées agrémentées de cartes.
NB : le guide est actuellement en cours de réedition, on trouve l'édition 2006 seulement en allemand, anglais ou espagnol.
Tenerife, guide Nelles Evasion (édition 2004)
- Le Petit Futé Iles Canaries : Edition 2007-2008
, de G.Fourmont, S. Nigier, K.Virot et H.Roy (édition 2007-2008).
Une carte pour savoir où aller
Je vous conseille celle de l’IGN série "Les spéciales - Europe" Canaries au 1/150000e, vous pouvez facilement vous la procurer sur le site de l'IGN
Sur place seront à disposition gratuitement:
- les plans des villes, on vous les offre de votre arrivée a l’aéroport, et dans tous les syndicats d’initiative.
- le plan du parc national du Teide, dans les centres d’informations du parc.
Les romans à savourer sur la plage ou au bord de la piscine
- L'Oncle de Ténérife
, de Gladys Mitchell
- Tenerife, un Hiver
de Corinne Javelaud
- Nouveau tour du monde d'un écologiste de Jean-Marie Pelt
- En savoir plus sur la littérature de Ténérife via Punto Info
Vous pouvez retrouver l'ensemble de ces ouvrages dans la Petite Boutique de Vida de Sol et l'intégralité de cet article sur Vida de Sol en Tenerife
Les couleurs de Granadilla de Abona
Granadilla de Abona est par sa taille le 3ème canton de l’île, il couvre un territoire de 162 km², et est délimité à l’est par Arico et le barranco de El Rio, à l’ouest par Vilaflor et San Miguel, au nord par las Canadas et au sud … par l’océan.
Le canton comprend une vingtaine de villages et est peuplé aujourd’hui par environ 33.000 habitants.
Le village de Granadilla est aujourd’hui phare de ce canton.
C’est
un endroit pittoresque, situé à 600 m. d’altitude entre mer et
montagnes, aux rues escarpées et tortueuses bordées de maisons aux
couleurs vives.
Le cœur du village est organisé autour de l’Eglise de Saint Antoine de Padoue . Cette église paroissiale a été commandée en 1704, et la construction s’est étalée de 1711 à 1731.
Aujourd’hui
on peut admirer cet édifice du pur style baroque surmonté d’un tour
érigée un siècle plus tard en 1886. A l’intérieur, on retrouve des
objets religieux représentatifs de l’école canarienne.
Autre monument religieux du village, le Couvent Franciscain de San Luis.
Initialement
bâti au 17eme siècle, il a été détruit lors d’un incendie en 1745,
avant d’être reconstruit. Aujourd’hui il n’héberge plus de moines et
est déclaré monument historique et artistique. Il héberge aujourd’hui
activités et expositions culturelles.
Et les fêtes ?
San
Antonio de Padua, le saint patron de la ville est célébré le 13 juin.
En même temps prennent place la Feria de Artesanía et le Festival de
las Islas.
De la même manière ne pas hésiter à entrer dans les restaurants et petites tascas de la zone pour y découvrir entre autre les vins de la région (appelation d’origine Abona).
Pour en savoir plus
Lire l'article complet sur Vida de Sol en Tenerife : Les couleurs de Granadilla de Abona
Carnaval de Tenerife
Le Carnaval de
Ténérife, et en particulier celui de Santa Cruz, a pour réputation
d’être le 3ème au niveau mondial, juste derrière ceux de Rio ou de
Venise auxquels il n’a rien à envier en terme de qualité des défilés,
costumes et représentations musicales.
Un peu d'histoire
La
tradition du carnaval a été importée dans les îles par les
conquistadors espagnols au XVème siècle, d’abord réservé à l’élite, il
est devenu rapidement très populaire malgré les réticences des
autorités religieuses... même les chaos de l’histoire politique
espagnole n’y feront rien, interdit durant la période franquiste mais
fêté clandestinement sous le nom de « fête d’hiver », le carnaval
renaît de ses cendres dans les années 1970 et les festivités sont
encore plus folles !
Aujourd’hui l’île vit au rythme du carnaval tout au long de l’année.
Durant
les mois précédent les défilés, les participants préparent la parade,
les orchestres répètent, les danseurs travaillent leurs chorégraphies
et les petites mains cousent paillettes et perles sur les costumes.
Les villes sont envahies
Les
rues se remplissent alors au gré des représentations et défilés au sein
desquels on assiste aux représentations musicales des « murgas »
(groupe de chansonniers qui avec des paroles satiriques décrivent la
vie politiques de Ténérife) ou « rondallas » (petits orchestres
philharmoniques) rythmant le pas des « comparsas », les danseurs et
musiciens parés de leurs plus beaux atours.
Les reines du carnaval
Le
carnaval ouvre avec l’élection de : la reine du carnaval parée de
superbes costumes pouvant peser jusqu’à 100 kg …
La reine
patronnesse élue, le carnaval peut commencer avec la « cabalgata »
(cavalcade), un grand serpent multicolore parcourt les rues de la ville
en musique et chanson.
No se quema esta sardina !!!
Les
festivités durent environ un mois tout autour de l’île et prennent fin
avec brio avec l’enterrement de la sardine.
Le dernier week-end dit de « piñata » les festivités prennent fin lors d’un énorme bal …
Cette
tradition qui a passé les siècles, met un terme à cette période de
festivité et marque le début de la période de carême et du
recueillement spirituel bien mérité après un tel déferlement de
fantaisie, voire folie !
Pour en savoir plus : CARNAVAL DE TENERIFE sur Vida de Sol en Tenerife
Tenerife - Carnaval de Santa Cruz annulé ?
J’étais en train rédiger un article de saison sur le carnaval de
Ténérife, un des plus réputés au monde … lorsque cette nouvelle - aussi
incroyable qu’elle puisse paraître – vient de tomber … le carnaval de
Santa Cruz a été interdit à quelques jours de son ouverture !
Le Carnaval à Ténérife est une tradition séculaire instaurée avec l’arrivée des colons, celui de Santa Cruz est le plus renommé et souvent cité juste derrière ceux de Rio ou Venise.
Pour lire la suite ... Vida de Sol en Tenerife


