23 novembre 2007
Être Erasmus à Madrid (LePetitJournal.com)
"De nombreux étudiants viennent passer une année à Madrid - et plus largement en Espagne - dans le cadre du programme d’échange universitaire Erasmus. L’Espagne est le pays le plus choisi comme destination Erasmus !"
LePetitJournal.com madrilène a préparé un petit dossier destiné aux (futurs) étudiants Erasmus avec de nombreuses informations utiles et ... festives.
Retrouvez l'article ici : http://www.lepetitjournal.com/content/view/21441/307/
28 mars 2007
Trouver un stage en Espagne
Tout d’abord, je précise que je n’ai pas de solution miracle à donner, ni de listes d’entreprises françaises en Espagne, et encore moins de contacts en entreprise.
Je donne juste quelques conseils qui pourront vous orienter dans votre recherche de stage en Espagne. Je ne prétends pas non plus détenir la vérité, mes conseils seront donc peut-être inutiles dans certains cas. Ayant suivi le cursus LEA, les conseils que je donne s’appliquent surtout pour ce genre d’études. Je n’ai aucune idée en revanche sur comment trouver un stage dans le domaine scientifique ou médical par exemple.
De façon générale, le type de stage que vous avez à faire est important.
Réaliser un stage d’un mois lorsqu’on est en 1ère année de BTS tourisme ou en 3ème année de Licence LEA n’est pas la même chose que réaliser un stage de 6 mois de Master 2 Communication internationnale des entreprises, par exemple.
Point important avant toute chose : la notion de stage conventionné
Certaines entreprises espagnoles vous diront qu’elles ne peuvent pas vous prendre en stage parce que vous êtes étrangers
ou parce que vous n’étudiez pas dans leur ville (et même dans une école ou une université particulière). Il faut savoir que les universités privées espagnoles signent des accords avec les entreprises locales pour y envoyer leurs étudiants en stage. En résumé, en Espagne, l’Université signe une convention avec une entreprise, et n’importe quel étudiant pourra ensuite y effectuer un stage s’il étudie dans cette université (en tant qu’étudiant, pas Erasmus). En France, c’est le contraire. C’est l’étudiant qui trouve l’entreprise, qui signe ensuite sa convention.
Il est donc important que vous précisiez qu’il s’agit d’un stage conventionné (si c’est le cas bien entendu), que vous avez un document légal à faire signer (la convention de stage), et grâce à ce document l’entreprise a la preuve que vous êtes couvert en Responsabilité civile et l’entreprise n’a pas à vous affilier à la Sécurité Sociale (sauf si elle décide de vous payer plus de 30% du Smic me semble-t-il), etc... (NB : convention de stage se dit convenio de prácticas en espagnol).
Les stages de courte durée
De façon générale (et là encore, c’est une généralité, pas du 100%), il ne faut pas trop être gourmand sur la nature du stage lorsque la durée est d’un mois. J’ai pu le constater dans mon cursus (LEA), c’est à peu près la même chose dans les autres filières.
Bien souvent, accueillir un stagiaire pour un mois représente plus d’inconvénients pour une entreprise que d’avantages. C’est pour cela que de nombreux stages de courte durée se font sur des postes qui ne nécessitent pas beaucoup d'expérience, et peu d’explications de la part d’un supérieur. C’est dommage, mais il faut prendre ce stage comme une première expérience à l’étranger plus qu’autre chose.
Quelle genre de mission trouve-t-on pour un stage d’un mois ?
Réceptionniste (hotel, entreprise, centre touristique, monument historique…), secrétaire, traducteur/trice, professeur de français (dans une académie ou un collège privé), et tout ce qui touche aux postes administratifs.
Comment trouver un stage d’un mois depuis la France ?
Piste 1. Si vous n’avez pas de contacts en Espagne, vous pouvez commencer par vous adresser au bureau des stages de votre école/université pour consulter leurs offres de stages, et savoir s’il y a à disposition des élèves des informations sur les stages effectués les années précédentes par les anciennes promotions. Si une entreprise a pris en stage un élève de 2ème année de BTS tourisme de telle école en 2006 et qu’elle en a été contente, il y a des chances pour qu’elle renouvelle l’expérience en 2007, non ?!
Piste 2. Les entreprises françaises implantées en Espagne. La plupart sont situées à Madrid et Barcelone. Il existe une liste fournie par la chambre de commerce et d’industrie mais elle est payante. On peut cependant la trouver dans les bureaux des stages des universités ou de la ville. (A Lyon, ce bureau est situé à l’espace Com’et, 25 rue Jaboulet, à coté de la cafétéria de l’Université Lyon2, dans le 7ème arrondissement). ![]()
Piste 3. Sur internet il existe de nombreux sites français d’offres de stage. En voici quelques uns : Afig, Etudis, Le Figaro Etudiant, L'étudiant... En réalité, il y a beaucoup plus de sites où l’on trouve des offres de stages en Espagne, mais il s’agit de stage de longue durée. Si vous voulez tout de même tenter votre chance, reportez-vous à la liste des sites internet pour stages de longue durée, un peu plus bas.
Par ailleurs, sur Forum MFE, on trouve de temps à autre des offres de stage en Espagne.
Piste 4. Sur internet toujours, trouvez les sites d’entreprises françaises en Espagne. Cela rejoint un peu la piste 2, mais vous pouvez mieux cibler vos recherches et le type d'entreprise que vous recherchez. Pourquoi une entreprise française ? Parce que c’est un bon début pour commencer, et surtout parce que les entreprises françaises connaissent le principe des stages courts conventionnés. Elles connaissent également les cursus et le niveau de langue qu’on a généralement en 1ère, 2ème ou 3ème année.
Exemple : dans Google, vous tapez le nom d’une entreprise française accompagné du mot Espagne, Michelin par exemple. Là vous tombez sur le site de Michelin Espagne/Portugal. Vous allez sur la page et cherchez “contacto” ou “donde estamos”. En cliquant dessus, vous verrez leur adresse, (dans le cas de Michelin dans les alentours de Madrid). Soit vous utilisez le formulaire pour demander où vous adresser pour un stage (ou vous proposez directment vos services), ou bien vous “fouinez” sur le site et sur Google jusqu’à obtenir l’email du services des ressources humaines ou encore du service des stages de l’entreprise.
NB: Cette piste est valable pour les stages de longue durée
Piste 5. Vous faites la même chose décrite dans l'exemple, mais sur le site français, en précisant que vous cherchez un stage en Espagne.
Piste 6. Toujours grâce à Internet, vous envoyez de façon spontanée votre CV et votre lettre de motivation aux mails des sites qui vous intéressent (entreprise espagnole à Madrid, entreprise américaine à Barcelone, etc…).
Comment trouver un stage d’un mois en étant sur place (en Espagne) ?
Tous les conseils donnés auparavent sont valables, je rajouterais seulement ceci : n’hésitez pas à vous à vous rendre dans l’entreprise, en explicant à l’accueil que vous être un étudiant français, que vous recherchez un stage conventionné vous pouvez même demander à rencontrer le Responsible RH (que risquez-vous ? Qu’on vous dise “non, il est occupé” ? Et s’il ne l’est pas ?!).
Est-on payé ?
Là encore, il n’y a pas de vérité générale, on trouve de tout. Mais dans la plupart des cas, un stage de courte durée en Espagne n’est pas rémunéré. Ce n’est pas de la discrimination, mais généralement, les espagnols en stage pendant leur cursus ne sont pas payés, qu’il s’agisse d’un stage court ou long.
Les stages de longue durée
Bien souvent, les stages de longue durée sont les stages de fin d’études (Master 2, école de commerce…). Les pistes données dans la partie précédente sont valables pour cette partie aussi. Quelques nuances tout de même…
Comment trouver un stage de longue durée en Espagne ?
Piste 1. Vous avez plus de sites pour trouver un stage de longue durée, notamment Iquesta, Dialogo, Etudis, Central Job... (Liste complète sur ce site)
Piste 2. Allez directement sur les jobbards espagnols : infojobs, infoempleo…
Là, 2 options. Vous pouvez rechercher des offres de stage, il y en a souvent au milieu des offres d’emploi (NB: Stage se dit Beca ou Prácticas en espagnol). Vous pouvez postuler en ligne ou aller sur le site de l’entreprise qui a publié l’offre (je vous conseille cette deuxième option) et vous envoyez votre CV et votre lettre de motivation.
Par ailleurs, si une offre d’emploi vous interesse, vous pouvez également écrire directement à l’entreprise pour lui proposer vos services en tant que stagiaire. Si l’entreprise est prête à embaucher un Assistant export et le payer 1500€ par mois, elle sera peut-être interessée par prendre un stagiaire pour une longue durée (et par conséquent le payer beaucoup moins). Et vous, vous trouvez votre stage, tout le monde y trouve son compte...
Est-on payé pour un stage de longue durée ?
Là encore, on trouve de tout : dans de nombreuses entreprises familiales, les stages ne sont pas rémunérés. En revanche, les stages réalisés dans les grands groupes, les entreprises “modernes” le sont (normalement). Si vous êtes dans le premier cas, vous pouvez toujours négocier. Ce n’est pas mal vu en Espagne, et vous pouvez dire que vous n’êtes pas en 1ère année de fac, vous avez un certain savoir, vous maîtrisez plusieures langues, vous savez vous servir d’un ordinateur, vous avez telle et telle expérience professionnelle et que vous venez dans leur entreprise certes en stage, mais aussi pour travailler dur et apporter vos compétences. Votre séjour sur place va engendrer des frais et vous demandez une compensation économique (le loyer par exemple). Je connais du monde pour qui ça a marché. Et si cela ne marche pas, vous aurez essayé et vous n’aurez pas de regrets. Personnellement, je vous conseille de dire les choses telles qu’elles sont, les espagnols sont moins “politiquement corrects” que les français, alors oubliez les petites allusions ou la perche tendue pour que votre (future) entreprise vous parle de rémunération. Si vous n’en parlez pas, les dirigeants seront bien contents de ne pas avoir à vous payer et d'aborder le sujet, ils penseront même peut-être que vous venez avec une bourse et que vous n’avez donc pas besoin d’argent.
Le CV et la lettre de motivation en espagnol
Voici quelques sites espagnols qui vous aideront à rédiger votre CV et votre lettre de motivation : Universia, Observatorio, Capital Emocional, Fulp.
Vous pouvez également consulter les profils écrits en français et en espagnol sur Viadeo pour voir comment peuvent se traduire vos diplomes.
Il n’y a pas vraiment d’équivalence, mais pour information:
Modulo : Cursus en 2 ans
Diplomatura : Cursus en 3 ans
Licenciatura : Cursus en 5 ans
Liens utiles : Infostages, Studyrama, Le Rucher, Le MoneyMag, Ministère.
Bonne chance à tous et à toutes !
27 mars 2007
Trouver un emploi en Espagne : quelques conseils (1)
Voici quelques conseils pour trouver un emploi qualifié en Espagne. Je précise que je ne donne pas de solution miracle, je n'ai pas de contacts en entreprise et pas de travail à offrir (malheureusement !). Ne manquez pas de lire l’article en fin de post, “Jeunes diplômés: les conseils de professionnels pour trouver un poste en Espagne“, il reflète très bien la tendance actuelle du marché du travail espagnol.
Trouver un emploi via Internet
Je vous renvoie à l’article de Sol, qui a déjà résumé tout ce qu'il faut savoir sur la recherche d'emploi via Internet en Espagne sur ce forum (aller à l'article).
Les démarches sont bien expliquées et de nombreux liens sont donnés.
Trouver un emploi (sans Internet)
Les démarches ne varient pas beaucoup avec la France. Votre CV et votre lettre de motivation dans votre pochette plastique, vous vous rendez directement aux bureaux des entreprises où vous souhaitez travailler. Normalement, une secrétaire prendra votre CV et vous dira qu’elle le transmet.
Vous pouvez insister et demander s’il y a des postes vacants, vous pouvez même lui demander à rencontrer le responsable RH. 99 fois sur 100 on vous dira que ce n'est pas possible et d’attendre qu’il vous appelle pour un entretien, mais il se peut aussi qu’il soit dans les parages et que justement ce jour-là il ait besoin d’embaucher quelqu’un. C’est plus un coup de chance qu’une technique de recherche d’emploi, mais ça peut marcher…
Les relations, facteur important pour trouver un travail en Espagne
Avoir des relations aide à trouver un travail, et cela dans n’importe quel pays. En Espagne, ce fait est encore plus vrai. L’ “enchufe” (le piston) est courant et pas spécialement dissimulé. Dans certains cas, c’est même carrément gros (le fils du directeur a un des meilleurs postes et fait partie des personnes les mieux payées, alors qu’il n’a même pas le bac), dans d'autres, c'est plus discret, un petit coup de pouce quoi !
Si vous arrivez en Espagne sans connaître personne, il faudra vous créer votre réseau de relations. Les gens ont le contact facile, n’hésitez donc pas (sans passer pour un oportuniste non plus) à dire que vous rechercher du travail dans tel ou tel secteur. Personnellement, j’ai passé un entretien d’embauche plusieurs mois après avoir rencontré (sans le savoir) le sous-directeur d’une entreprise sévillane dans un avion. Après m’avoir aidée à porter ma valise et bien discuté dans l’avion, nous avions échangé nos cartes de visite. Quelques mois plus tard, son entreprise m’appelait pour un entretien.
Si vous voulez travailler en entreprise, un bon niveau d’espagnol vous sera normalement demandé (que vous puissiez répondre au téléphone, vous exprimer, et comprendre ce que l’on vous dit).
NB: Lorsque j’ai commencé à travailler (en stage), personne ne m’a demandé si je me sentais capable de répondre au téléphone ou encore d’écrire des lettres commerciales. J'ai du le faire, et heureusement pour moi que c'était quelque chose que je maitrisais à peu près déjà (ensuite avec la pratique, tout s'apprend).
Pour trouver un travail, vous pouvez répondre aux annonces des sites précedemment cités, et envoyer votre CV en candidature spontannée. Sachez à l’avance que vous devrez persévérer, on peut envoyer plus de 100 candidatures spontannées et n’avoir aucune réponse.
Par ailleurs, lorsqu’on sort de la fac en Espagne, même avec un bon Master en poche, on est considéré comme débutant et on a la paye qui va avec. C’est l’expérience qui compte avant tout.
A Séville, on m’a déjà dit lors d’entretiens que j’avais un très bon profil, de bonnes connaissances théoriques, et que je pourrais avoir le poste. En revanche, les premières années, il faudrait se dédier plennement à l’entreprise, faire des heures supplémentaires, assumer un poste à responsabilités, et cela pour un salaire de moins de 1000€ par mois.
Je ne sais pas dans le reste de l’Espagne, mais sur Séville, entrer dans une entreprise en étant sous-payé est fréquent. Si on donne de bons résulats, on peut décrocher un contrat fixe et avoir une bonne paye dans les années suivantes. Il y a aussi des entreprises qui exploitent le système et qui ne renouvèlent pas leurs employés.
Enfin, voici un article très intéressant écrit par Maud Gangler, paru dans le courrier d’Espagne le 17/04/2006. (lien)
Jeunes diplômés: les conseils de professionnels pour trouver un poste en Espagne
Nombreux sont les jeunes Français qui veulent tenter leur chance en Espagne. Deux professionnels français basés à Madrid et Barcelone évoquent les facteurs clés de succès mais aussi les difficultés pour mener à bien ce projet.
Alors que la France se débat avec son Contrat Premier Emploi, l’Espagne accueillerait, selon l’Ambassade française, 120 000 résidents français et la communauté française serait en net rajeunissement. De nombreux jeunes diplômés Français sont attirés par la qualité de vie espagnole mais une partie d’entre eux méconnaît la réalité ou plus exactement, les réalités, du marché du travail espagnol. Celui-ci se caractérise principalement par son dynamisme, sa flexibilité mais aussi parfois sa précarité.
Selon Guillaume Pasquet, un poitevin de 33 ans qui vit depuis 1998 à Madrid où il mène une carrière réussie dans le secteur des nouvelles technologies, « le marché espagnol est dynamique. Il est possible d’évoluer rapidement mais en tant que jeune diplômé il faut laisser tomber les références que l’on peut avoir par rapport à la France. » Le taux de chômage espagnol (8,4%) est devenu inférieur à celui de la France et plus de 60% des nouveaux emplois crées dans la Zone euro en 2005 l’ont été en Espagne. Néanmoins, le taux de chômage des jeunes au dernier semestre 2005 était encore de 18,5% et nettement plus élevé dans certaines régions comme l’Andalousie.
Un marché dynamique et exigeant
Selon Thierry Bohn, directeur d’Euro Consulting Partners, cabinet de recrutement français basé à Barcelone et Madrid, « il est difficile pour un jeune diplômé français de venir travailler en Espagne ». Il invite d’ailleurs les jeunes Français à ne pas perdre leur temps: « Il faut être sur place, c’est inutile d’envoyer son CV de France. L’idéal, c’est un jeune qui a passé minimum 6 mois en échange Erasmus, qui parle donc parfaitement l’espagnol ou bien qui a fait un VIE en Espagne ou en Amérique Latine ». La trajectoire de Guillaume Pasquet reflète parfaitement ces conditions de succès. « Je suis venu m’installer en Espagne sans travail. Mais j’avais fait un master à Salamanca et maîtrisais donc très bien la langue. J’ai commencé par un stage puis une société française implantée en Espagne m’a embauché ».
Il est certes compliqué pour un jeune diplômé de venir travailler en Espagne, cependant certains métiers sont en explosion : « Les métiers porteurs sont les postes de commerciaux, d’ingénieurs et ceux liés à la construction comme chef de chantier» souligne Thierry Bohn. Il est primordial pour certains postes de connaître le marché espagnol. « Les PME, PMI françaises qui veulent s’installer en Espagne nous demandent des développeurs, des gens terrain » précise le directeur du cabinet de recrutement.
Recherche d’emploi, la force du réseau
Guillaume Pasquet a su comprendre les spécificités du marché du travail espagnol et en saisir les subtilités. « Le networking, c’est ce qui fonctionne, mais il vient avec le temps. Pour un premier job, Infojobs peut fonctionner.». Le réseau reste en effet le meilleur allié en Espagne pour la recherche d’emploi, quel que soit le profil du candidat. Les autres sources sont les principaux sites Internet avec le leader Infojobs et la presse du dimanche avec El País, ABC, El Mundo et La Vanguardia en Catalogne. Il ne faut pas hésiter à consulter les sites de l’APEC et de l’Espace Emploi International. (Voir encadré) « J’avais mon CV mis sur la web de l’APEC et c’est comme cela que j’ai trouvé un de mes postes » explique Guillaume Pasquet. Les sociétés d’intérim espagnoles (ETT) ne permettent en revanche pas à des jeunes diplômés de trouver un travail, elles ne s’adressent pas en général à des universitaires.
Pour Thierry Bohn, «les jeunes diplômés ont intérêt à contacter la Chambre de commerce française et le consulat, ils doivent apparaître dans leurs bases de données. » Il leur conseille par ailleurs «d’envoyer leur CV aux sociétés françaises dont ils peuvent se procurer la liste dans les chambres de commerce ». Ils peuvent également envoyer leur candidature aux cabinets de recrutement.
Mais le meilleur moyen de venir en Espagne dans de bonnes conditions est de travailler dans un groupe français qui vous envoie en Espagne. « Cela a été mon cas », précise Thierry Bohn.
Sur le CV, il est conseillé de mettre l’équivalence espagnole du diplôme, soit « licenciatura » au lieu de «maîtrise ». La graphologie étant peu utilisée, il est recommandé d’envoyer une lettre de motivation dactylographiée. Quant à l’entretien de recrutement, il se différencie peu de l’entretien en France. Il a souvent lieu dans une ambiance plus informelle. Selon Guillaume Pasquet « les relations sont plus détendues, on traite de thèmes extérieurs à la recherche d’emploi ». Le recruteur aura tendance à insister pour savoir combien de temps le candidat souhaite rester en Espagne par peur de s’entourer de professionnels instables. Les jeunes candidats français devront donc démontrer leur envie de s’intégrer. Les processus pouvant être lents, n’hésitez pas à relancer le recruteur s’il vous a donné son feu vert pour le faire.
Le poids des contrats temporaires et la surprise des niveaux de salaires
Le marché du travail espagnol se caractérise notamment par l’importance des contrats temporaires, avec les « contratos por obra y servicios » et les « contratos en prácticas ». Plus d’un tiers des travailleurs espagnols ont un contrat temporaire et selon le baromètre IESE/Adecco, en 2005, 64% des nouveaux contrats ont été temporaires. Mais ce n’est évidemment pas une fatalité selon Guillaume Pasquet qui a toujours obtenu des contrats à durée indéterminée.
Les jeunes diplômés Français qui arrivent en Espagne sont souvent étonnés des salaires qu’ils se voient proposer, puisqu’ils se situent en général dans la fourchette 18 000-25 000 euros. « Il faut faire une étude avant de venir chercher un travail en Espagne. C’est un frein pour un recruteur si un candidat donne des chiffres aberrants » note Guillaume Pasquet. Par ailleurs, le système des grandes écoles est typiquement français et les jeunes diplômés sortant de l’une d’entre elles ne recevront pas le même accueil qu’en France, à moins bien sûr de travailler dans un environnement français.
S’il est vrai que les salaires des jeunes professionnels sont nettement inférieurs à ce qu’ils pourraient obtenir en France, l’écart tend à se lisser avec les années. Les disparités salariales sont plus fortes qu’en France, les salaires de postes de haut niveau pouvant même être plus élevés que les salaires français.
Faire carrière en Espagne ?
Guillaume Pasquet est un exemple de réussite professionnelle d’un Français en Espagne. Il a en effet su attirer l’attention des recruteurs du monde des nouvelles technologies et a récemment intégré Cognos, leader mondial de la Business Intelligence, en tant que Responsable commercial pour l’Espagne. Quels ont été ses atouts au regard des recruteurs ? La maîtrise des langues, une intégration réussie en Espagne et un comportement proactif. « Certaines structures sont assez hiérarchisées et paternalistes. Je suis convaincu qu’en Espagne, il faut changer pour évoluer. » Thierry Bohn confirme que l’on peut faire carrière en Espagne « Pour un poste de responsable de filiale, les salaires ne sont pas plus faibles qu’en France ». Comme le dit le refrain espagnol « No se ganó Zamora en una hora» !
05 mars 2007
Étudier en Espagne sans être Erasmus
Tout dépend du type d'études que vous voulez suivre mais vous avez intérêt à vous renseigner du côté des programmes Erasmus, Leonardo et compagnie. Ceux-ci ont l'avantage de simplifier les démarches.
Par contre, si vous êtes décidé à partir en Espagne de suite, sans passer par une université française, vous aurez peut-être à faire la démarche seul(e).
Pour faire valider votre bac français en Espagne, on vous demandera :
- le diplôme original et sa photocopie
- de remplir un formulaire (voir ci-dessous Liens utiles)
- un certificat académique
- la traduction du diplôme et du certificat académique en espagnol, par un traducteur assermenté
- le relevé des notes du baccalauréat
- Carte d'identité ou passeport : original et photocopie
le Ministère de l'éducation espagnol vous remettra un document pour faire un paiement à la banque (environ 40€).
Qu'est ce qu'un certificat académique des 4 dernières années étudiées ? qui peut vous le fournir ?
Réponse : personne... à ma connaissance
"Les 4 dernières années" signifie "de la 3ème à la terminale" mais le problème vient du fait que cela ne concerne ni le lycée ni le collège mais les deux à la fois.
Si vous voulez plus d'infos à propos de ce certificat académique, vous pouvez me contacter par l'intermédiaire de cet article sur mon blog
Pour la traduction des documents, ceux qui se débrouillent en Espagnol peuvent la faire eux-même et l'envoyer à un traducteur assermenté pour qu'il y mette sa griffe. Ça vous coûtera moitié moins cher.
Bonne chance pour vos démarches !
Auteur : Alex (25 avril 2005)
Liens utiles :
- Modèle de demande d'homologation
- liste des universités espagnoles
- La Reconnaissance des diplômes en Espagne : Pour quoi faire ? par Amelie76
12 février 2007
Chercher du travail en Espagne sur le net
Ca y est, vous y êtes, vous avez transporté maison, famille sur le territoire ibérique, ne manque plus qu'un travail pour que la vie s'installe. Voici quelques pistes pour vous accompagner dans votre recherche d'emploi sur le net.
Les sites de recherches d'emploi
Trés pratiques.
On peut y trouver des conseils pour la recherche d'emploi, mais aussi évidemment des bases de données d'offres d'emploi sur lesquelles on peut faire des recherches croisées (par région, domaine d'activité, salaire, type de contrat etc ...).
Pour s'inscrire à une offre, il faut s'inscrire sur ces sites (et ca c'est gratuit) et prendre une petite dizaine de minutes pour remplir un profil complet.
Tout d'abord des sites généralistes :
Infojobs un des plus gros moteurs de recherche, avec une énorme base de données (plus de 70.000 offres sur tout le territoire). Avec en plus des outils et conseils pour réaliser son CV, rédiger une lettre de motivation ... bref, le grand classique.- Monster ... le même qu'en France, il existe aussi en Espagne
- Infoempleo, n'est pas en reste avec sa base de prés de 30.000 offres d'emplois. Le petit plus ? Une section réservée aux offres d'emploi parues dans la presse.
- Trabajos, idem, avec aussi des offres d'emploi de la presse (les mêmes que précédemment, heureusement !).
- UnTrabajo
Sites spécialisés :
- Offres d'emplois plus techniques (informatique, télécommunication, nouvelles technologies) : Tecnoempleo
- Monde du tourisme et de l'hotellerie :
- Domaine de l'édition, traduction : Guía de Editores de España peu d'annonces, mais intéressant
- Domaine de la logistique et des transports : Job Transport
Les ETT (Empresa de Trabajo Temporal) ou Agences de Travail Temporaire
Généralement, il faut compter une bonne journée pour aller se présenter dans toutes et leurs laisser un petit dossier complet avec CV + copie du NIE + copie de l'affiliation à la sécurité sociale.
En doublon, il est conseillé de s'inscrire sur leurs sites internet, là aussi, une bonne 10aine de minutes à chaque fois... mais à ce stade là normalement, vous avez pris l'habitude et ca va plus vite !
Ci-dessous quelques agences :
- Adecco
- Attempora
- Laborman ... attention, leur site ne fonctionne pas trés bien sous Firefox, impossible de s'inscrire à des offres !
- Randstad work solutions
Les Organismes officiels
- L'INEM - L'équivalent de l'ANPE française, l'INstituto de EMpleo, vous permettra de trouver sur le net toutes les informations institutionnelles susceptibles de vous aider lors de votre période de recherche d'emploi.
Les Consulats - Les différents consulats mettent en place des solutions d'aide et d'accopagnements pour les ressortissants français, n'hésitez pas à les contacter pour plus d'information. - Comité Consulaire pour l'emploi à Barcelone, via ce site web, vous pouvez directement faire parvenir une fiche d'inscription accompagnée de votre CV au Consulat de Barcelone. A partir de ce moment là vous serez contacté si votre profil est recherché par un employeur, et votre dossier sera aussi transmis aux employeurs en faisant la demande au consulat.
- L'EURES - L'EURES est un réseau qui depuis 1993 unit les efforts des services nationaux pour l'emploi des états membres de la CEE afin de favoriser la mobilité des travailleurs au sein de l'Europe.
Et les autres ...
- Tous les sites qui sont propre à votre région ... pour les Canaries par exemple, c'est à la fin de cet article travailler à Ténérife.
- Ne pas hésiter à surfer sur le net, sur les annuaires (pages jaunes, enfin amarillas en l'occurence) pour repérer les sites web des sociétés qui vous interessent, souvent les entreprises ont une section emploi sur leurs portails.
- Les réseaux ... qui se développent de plus en plus et s'internationalisent. Ce sont des sites internet qui vous permettent de retrouver certaines de vos connaissances, mais surtout d'entrer en contact avec toute personne s'étant inscrite ... intéressant donc pour élargir son réseau profesionnel.
Bonne recherche !
14 janvier 2007
La reconnaissance des diplômes en Espagne: Pourquoi faire?
¿Homologación, Convalidación, Reconocimiento? Y eso qué es?
En Espagne, la reconnaissance des diplômes étrangers est une étape non obligatoire pour certaines professions mais obligatoire pour les professions réglementées, qu´elles le soient ou non en France. Donc si vous désirer travailler au pays des castagnettes, il convient donc de s'en inquiéter à l'avance car les démarches sont longues (plusieurs mois voire plusieurs années). Même chose si vous envisagez de poursuivre ou reprendre vos études dans une université espagnole (Notez que l´accés à l´université sera plus facile dans le cadre d´un programme communautaire ou d´échanges universitaires, qu´à titre individuel)
Pour tout savoir sur les démarches à suivre, consultez cette page de l´ambassade de France à Madrid. Vous y trouverez l´essentiel sur l´homologation des diplômes francais en Espagne, la validation d´etudes et la reconnaissance professionnelle. Consultez egalement ce récapitualtif des procédures à suivre.
Si, après avoir lu ces documents, les démarches administratives et la paperasse ne vous font pas dresser les cheveux sur la tete, peut être qu´un apercu général du systeme de l´education nationale espagnole ne vous fera pas de mal, ca se passe ici.
Pour finir, et avant de vous lancer dans la paperasse , pourquoi ne pas lire les témoignages de Sol, Karine, Pascale, Sarah, Andrea et Maïlis ?
Bon à savoir ....
Traduisez vous meme les documents et faites les signer par un traducteur assermenté, cela vous coutera moins cher !
Liens utiles :
Site de l´Ambassade de France en Espagne : La reconnaissance de diplômes étrangers en Espagne
Formulaire en espagnol de demande d'homologation de diplôme:
"Solicitud de homologación de título universitario al correspondiente español"
Page du "Ministerio de Educación y Ciencia" listant les diplômes espagnols existants
Site en anglais sur la reconnaissance européenne des diplômes.


