ExpatEspagne

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05 octobre 2007

Le Grenelle de l’Environnement : l’environnement sort de son mutisme

A la demande du président Sarkozy, en juillet dernier, le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, a demandé aux associations, aux syndicats, aux entreprises, aux organismes d’Etat et à (presque) tous les acteurs de l’environnement de bien vouloir se réunir pour plancher sur les problèmes liés à l’environnement. Ce grand débat, car il s’agit vraiment d’un débat, a été nommé « Grenelle de l’environnement » en référence aux négociations qui avaient eu lieu à la suite des événements de mai 1968 pour mettre fin à la crise et qui avaient regroupé tous les acteurs sociaux de l’époque.

La première conséquence de cet appel à candidatures a été une certaine foire d’empoigne pour y participer entre les différents partenaires. Mais très vite, comprenant la chance qui leur était donnée, les plus gros ont laissé de la place aux plus petits et (presque) tout le monde a pu se réunir pour avancer sur les différents sujets retenus car le délai accordé était très court.

Six groupes de travail ont été constitués : un groupe pour « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie » , un groupe pour « préserver la biodiversité et les ressources naturelles », un pour « instaurer un environnement respectueux de la santé », un pour « adopter des modes de production et de consommation durables », un pour « construire une démocratie écologique » et un groupe pour « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité ». En lisant simplement les intitulés des groupes, on mesure l’ampleur de la tâche et sa complexité.

Ces six groupe ont planché sur leur sujet du 9 juillet à fin septembre.
Des propositions ont été faites dont les plus connues sont : diminuer la vitesse sur route de 10km/h pour consommer et polluer moins, taxer le kérosène, augmenter le fret par rail, rénover et isoler les bâtiments anciens, construire des nouveaux d’une très haute efficacité énergétique, développer la production bio, déterminer un nouvel indicateur économique environnemental , créer une trame verte entre les parcs naturels régionaux pour sauver la biodiversité…

A ce stade du Grenelle, une constatation peut déjà se faire : invitée à une réunion de presse du groupe sur la biodiversité, j’ai retenu une phrase de Marie-Christine Blandin, vice-présidente du groupe en question : « les participants se sont contrôlés et censurés pour ne pas créer de conflit et voir quelqu’un claquer la porte ». En effet, les membres des groupes avaient parfois des vues totalement opposées, mais c’est la recherche du consensus qui l’a emporté.

Le Grenelle en est maintenant à sa deuxième phase : celle des réunions en régions et de la consultation du grand public. Je vous invite à y faire part de vos souhaits, doutes en matière de santé, de pollution, d’OGM… et pourquoi pas d’y proposer de nouvelles idées. Fin octobre, une vingtaine de décisions seront annoncées.

Espoirs et déceptions : les décisions prises feront des « heureux » et des déçus. Parmi les « heureux » se trouveront ceux qui préfèrent en faire un peu que rien du tout. Parmi les déçus se trouveront ceux qui pensent que le problème nécessite plus de solutions, de moyens politiques et financiers, voire même un changement total de type de société basé sur le capitalisme et le productivisme.

Certaines associations n’ayant pas été invitées ou n’ayant pas souhaité participer au Grenelle disent que les projets retenus seront ceux qui ne coûteront rien et auront par conséquent un effet limité. D’autres précises qu’il ne faut pas que ce soit uniquement le particulier qui « trinque » (vignette auto verte, limitation de vitesse…). On parle aussi de décalage entre les actions à moyen terme et l’urgence absolue des problèmes environnementaux touchant de plus en plus la santé des êtres vivants sur terre, n’arrivant pas à freiner la perte de biodiversité (les espèces perdues le sont à jamais) et parlant même d’un contre-effet du Grenelle, « faisant croire aux gens que quelque chose est fait alors que la pollution existe toujours ». Peut-être. La solution parfaite existe-t-elle ? That is the question. Maintenant que ceci est dit, que fait-on ? Rien ? On fait avec ? On recycle ? On crée une association ? On sort les banderoles ? On choisit ses produits en consommateur avisé ? On fait « son » jardin bio ? On s’informe et on informe ? A chacun sa spécialité à tous les niveaux de la société publique (du citoyen au gouvernement). En tous les cas, la machine est lancée. L’environnement est sorti officiellement de son mutisme avec le Grenelle.

Christine VIRBEL

Posté par chvir à 12:37 - 2- Rubrique-à-brac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2007

4x4, un post hors-sujet

Ce post n'a pas de rapport avec l'Espagne, quoiqu'il me vient d'une Pipelette vivant à Madrid... Ça m'amuse de répondre à ce petit questionnaire, mais peut-être que vous, ça ne vous intéresse pas de lire mes réponses, donc n'hésitez pas à passer votre chemin, je ne vous en voudrais pas.
La liste est loin d'être exhaustive (c'est pas assez 4!!) et je réponds à chaud, sans trop réfléchir donc je suis sûre que demain je vais me rappeler de plein d'autres auteurs et livres...
Au fait, Gabrielle, la prochaine fois qu'on se voit, je t'apporte le dernier Anne Gavalda si tu ne l'as pas déjà acheté.

Les 4 livres de mon enfance (en ordre chronologique ou presque!):

- Oui-Oui (lequel exactement je n'sais plus!)
- N'importe quel Club des 5
- les BD "
Valerian", Mézières & Christin
- N'importe quel Agatha Christie
- Mon Ami Frédéric, Hans Peter Richter

Les 4 écrivains que je lirai et relirai encore:

- Molière
- Paul Auster
- PG Wodehouse
- Helene Hanff

Les 4 auteurs que je ne lirai plus:

- Balzac (trop déprimant)
- Albert Cohen (Belle du Seigneur est un des rares livres que je n'ai pas fini)
- Marie Darrieussecq (je ne me suis toujours pas remise de
Truismes)
- Daniel Evan Weiss

(et Lolita Pille, Amélie Nothomb, Margaret Atwood, etc)

Les 4 livres que j'emporterai sur une île déserte:

- Leviathan de Paul Auster
- L'écume des jours de Boris Vian
- L'histoire de France
- Un manuel de survie (oui, je sais, pas très original ...)

Les 4 premiers livres de ma liste à lire :

- Le tome 7 de Harry Potter
- lacobus de Matilde Asensi
- ... un PG Wodehouse, comme Chloé
- le premier Eric-Emmanuel Schmitt (j'aime bien commencer par le début)

Et les 4 x 4 derniers mots d'un de mes livres préférés:

"(...) pourrons, si cela vous convient, et attendrons de vos nouvelles avec impatience. Bien à vous, Sheila"
84, Charring Cross Road -  Helene Hanff

Et pour finir, je suis curieuse de connaître les réponses de 4 amies bloggueuses Maïlis, Sol, Amélie et Anne.

Posté par expatespagne à 23:40 - 2- Rubrique-à-brac - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2007

Environnement - Un cri d'alarme

manueUne fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous parler des Canaries ou de Ténérife, ni même de mes démarches de recherche d'emploi ... mais surfant sur la vague environnementale déclenchée par Christine Virbel, je relaye aujourd'hui un cri d'alarme.

C'est celui d'Emmanuelle Grundmann, une amie, mais aussi une primatologue et éthologue reconnue, qui de par ses nombreuses expéditions autour du globe a décidé de prendre un baton de pélerin pour nous sensibiliser à la préservation des richesses de la planète.

Emmanuelle a publié de nombreux ouvrages, du livre d'art comme Etre singe aux magnifiques livres pour enfants Zoo logique ou l'Encyclopédie Milan des animaux (les mamans qui me lisent peuvent ici me faire confiance ... ces ouvrages sont à se procurer absoluement pour l'éducation de leurs chères têtes blondes).

Le 1er mars, le dernier livre d'Emmanuelle vient de sortir, il s'agit de Ces forêts qu'on assassine :
"Chocolat, margarine, plats surgelés, rouges à lèvres, shampooings… l’huile de palme est partout. Peu onéreuse, végétale, elle a tout pour plaire. Et pourtant, elle cache un fléau : la déforestation."
Ces quelques mots résument le cri d'alarme lancé par Emmanuelle.
C'est en étudiant ses cousins roux, que la primatologue a été frappée par les saillies chaque jour un peu plus profondes au coeur des forêts tropicales. Avec force détails et chiffres à l'appui, elle nous démontre comment au quotidien nous continuons de dégrader la planète.

Espérons que son appel à l'aide sera entendu et suivi de nombreux d'échos ...

Posté par Solentenerife à 05:05 - 2- Rubrique-à-brac - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2007

Le changement climatique et mes gels douche !

Petite chronique environnementale (2)

La tempête qui passe sur l’Espagne aujourd’hui et l’ouragan qui s’est abattu sur la Réunion, il y a quelques jours, nous rappellent presque au quotidien les effets critiques du changement climatique.

Toujours avec l’idée de vivre « propre » (c’est-à-dire en utilisant le moins possible d’énergie polluante comme le pétrole, le gaz ou l’électricité – elle-même produite par différentes sources dont le pétrole, le gaz et le charbon, sans parler du nucléaire en France pour 80% de l’électricité produite !), j’ai mis en pratique une recommandation lue dans un livre sur la famille écologique : acheter un savon ! Je vous prie d’ailleurs de noter, au passage, le jeu de mots entre vivre « propre » et « acheter un savon » !

Les gels douche, aussi pratiques soient-ils, sont tout de même source de pollution à double titre : production de plastique et incinération de plastique (je dis incinération et non recyclage car en Espagne, le recyclage n’en est qu’à ses début mais heureusement, la nouvelle loi bientôt votée sur le recyclage des résidus va tenter d’améliorer les choses. Je vous l’expliquerai bientôt si cela vous intéresse). Alors, j’ai fait les comptes ce matin : 11 gels douches et shampooings (comment est-ce possible ?) en bas et 8 en haut. Quoi ? 19 bouteilles en plastique pour nous laver ! (et encore, j’en ai fini deux il y a quelques jours…). Je n’ai pas compté le pousse-pousse de la crème pour le corps que je mets après la douche ni les échantillons des hôtels que je prends pour les réutiliser lors d’un déplacement rapide au lieu d’emporter mon gros gel douche. J’ai compris pourquoi le dermatologue nous a dit mercredi dernier que nous étions « trop » propres ! Alors, j’ai acheté un savon, simplement emballé dans un papier et qui pollue beaucoup moins.

J’avais l’idée que ma peau serait rêche comme un bout de bois, mais pas du tout ! J’en ai choisi un à la crème et contenant le moins possible de choses incompréhensibles dans sa composition, genre « xenophyxenolbenzophenyltrimetoxytriazate SE C18 » dont une copine m’a dit que c’est super dangereux ! (Ca ne m’étonne pas avec un nom pareil !). Sous la douche, je me suis souvenue d’un magasin qui vendait des savons au chocolat (si, si les gourmandes). Il faudra que je le retrouve. J’ai aussi demandé à une copine pro des cosmétiques bio comment faire un savon parfumé à la fleur de son choix. C’est tout bête : il faut râper un savon nature, ajouter de l’eau bouillante puis le jus ou l’essence de la fleur de son choix, remuer et attendre que cela refroidisse. J’ai bien envie de tester avec du cacao pur pour me faire un savon au chocolat… Mais vues les taches sur la nappe quand Nin Nin a fini de prendre son petit-déjeuner… Bon, le cacao, on verra plus tard. Je vais essayer avec de la lavande (j’ai un pot dans le salon) et de la noix de coco râpée ! Hum… Je savoure déjà les douches à venir. Finalement, lutter contre le changement climatique, c’est super sympa !

Christine Virbel, correspondante de presse en Espagne spécialisée en environnement

Posté par chvir à 12:30 - 2- Rubrique-à-brac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2007

Le changement climatique

Petite Chronique Environnementale

Changement climatique : du dernier cri au dernier cri !

Attention bloggeuses et bloggeurs, cet article peut être dangereux pour votre moral ! Mais maintenant que le changement climatique, le « change clim »(à dire d’un air blasé) ou encore le CC (comme je l’utiliserai dans la suite du texte) est sur toutes les lèvres et dans tous les media en raison de ses conséquences désastreuses, quitte à mourir, autant ne pas mourir idiots. Ou plutôt, quitte à pousser son dernier cri, autant essayer d’arranger les choses, pour nous d’abord (charité bien ordonnée…), nos enfants et nos proches, pour finalement…mourir quand même, mais en paix, et heureux d’avoir amélioré la situation ! (Je vous avais bien dit que cet article pouvait être dangereux pour le moral. Ne vous inquiétez pas, cela va passer. Après l’avoir lu, soit vous prendrez un antidépresseur, soit vous aurez un objectif dans la vie.)

Mais commençons par le commencement : qu’est-ce que le CC ?
Le CC est un nom politiquement correct pour dire que nous sommes dans le KK et que le temps est devenu fou à cause de nous, les humains et nos façons de nous chauffer, de produire ou encore de nous déplacer. Ce phénomène ne remonte pas à hier, mais plutôt à avant-hier, vers 1850, lors des grands débuts de la Révolution Industrielle. Les historiens et autres paléontologues diraient plutôt que dès qu’il est apparu, l’homme a transformé son environnement (pensez aux chevaux de la roche de Solutré, au passage à l’agriculture qui a dû changer le paysage, aux invasions - notamment à Attila et à son action défoliante, même si c’est une image - puis beaucoup, beaucoup plus tard, au siècle d’or en Espagne, où les forêts qui recouvraient la Péninsule des Pyrénées à Gibraltar – vous savez l’histoire du singe qui ne touchait pas le sol – ont été décimées, m’a t’on dit, pour construire les navires qui devaient ramener les trésors du Nouveau Monde). Mais avec la Révolution Industrielle, l’homme dévaste, détruit et pollue de façon décuplée, le développement démographique aidant également (le progrès a tout de même permis de mieux guérir, de mieux nourrir et de mieux vivre aussi). La pollution produite depuis 150 ans (et qui continue chaque jour), réchauffe la planète et change le climat en exacerbant les extrêmes au niveau des précipitations (moins souvent mais plus fortes, d’où des inondations et des dégâts dans les maisons et les villes), des températures (en moyenne plus hautes et avec des pointes caniculaires), et de la force du vent (ouragans en Europe comme nous venons de le voir). En conséquence de la hausse des températures se produit la fonte des glaces et la montée du niveau de la mer (problématique pour les pays où plusieurs millions de personnes vivent au bord de l’eau ou pour les villes sous le niveau de la mer comme la Nouvelle Orléans.) La déforestation massive qui entraîne la réduction des espaces vitaux pour les animaux et les plantes (parfois inconnues mais qui auraient pu servir à élaborer des médicaments )et aussi pour les hommes (l’érosion des terres lorsque les pluies lessivent les sols oblige les gens à partir pour pouvoir planter ailleurs) réduit aussi le rôle respiratoire bénéfique des forêts et leur effet climatique (la forêt transpire et rafraîchit les températures).

Bref, c’est la cata. Et cela se voit car les allergies (dues à la pollution) gagnent du terrain, des maladies que l’on croyait disparues sous nos latitudes reviennent en raison de la montée des températures ou de la douceur sur une plus longue durée (voyez les températures de cet hiver !), j’ai nommé la malaria qui a fait son retour en Italie (entendu à la radio il y a peu).
La mer n’est pas mieux traitée : la pêche surexploite les ressources (l’anchois de la mer de Cantabrie, au Nord de l’Espagne, est une espèce disparue. Ceux que l’on trouve chez les poissonniers viennent d’Italie et d’autres régions). Par ailleurs certaines techniques, notamment celle consistant à racler le fond de la mer, sont très contestées car elles arrachent tout et laissent un désert à la place d’un écosystème où les larves, les crustacés et autres bébêtes assuraient le renouvellement des espèces. La pollution en mer, moins visible pour nous qui vivons sur la terre ferme (sauf quand l’Erika passe par là), est présente sous forme de déchets, pollution aux hydrocarbures, aux produits chimiques et nucléaires…et touche certaines espèces (les phoques sont moins résistants aux maladies) ou s’accumule dans les poissons (le mercure, en passant du petit poisson au moyen poisson et au grand poisson) que l’on retrouve ensuite…dans nos assiettes !

Bon, prenez votre pastille mais lisez la suite. Depuis de nombreuses années, je reçois des communiqués de presse m’expliquant tout cela et il y a encore peu de temps, je me demandais si j’allais continuer dans ce métier (j’avais fini par décider de ne parler que des avancées positives de l’Espagne, notamment en matière d’éolien ou en donnant en exemple une île des Canaries qui, il y a 2 ans, a mis en place toute une série d’énergies renouvelables pour essayer d’être autonome et de ne plus consommer la cargaison de 26 pétroliers de 2000 tonnes par an). Jusqu’au jour où j’ai été récompensée en recevant une note de presse d’un organisme international de renom indiquant que lorsque l’on arrête de polluer, la nature récupère plus rapidement que ce que l’on croyait. Bien sûr, cela est valable jusqu’à un certain point car la destruction totale d’une forêt de deux mille ans (pour faire du papier et replanter des essences à croissance rapide), l’extinction d’une espèce ou une catastrophe nucléaire sont difficilement récupérables. Mais la pollution des rivières ou la contamination atmosphérique peuvent être contrôlées et diminuées. Il faut donc encourager les entreprises et nos dirigeants à faire attention. Par ailleurs, contrairement aux hippies qui renonçaient à tout et partaient vivre dans la nature, aujourd’hui les technologies modernes, et soyons confiants, l’intelligence des homo sapiens (nous !) à trouver de nouvelles façons de construire et de produire, nous permettent de ne pas vivre comme des hommes préhistoriques ou de s’éclairer à la bougie.

Nous vivons à un moment clef de l’humanité où il nous faut trouver des façons non polluantes de produire de l’énergie pour nous chauffer, produire les objets dont nous avons besoin et nous déplacer. C’est une autre Révolution Industrielle qu’il faut mettre en place. Elle a déjà commencé, mais il faudrait aller un peu plus vite pour que la pollution ne continue pas son œuvre néfaste. Je ne citerai qu’un exemple, celui de l’automobile. Il est possible de ne pas polluer en ville grâce à des moteurs électriques. L’offre se réduisait à une seule voiture il y a trois ou quatre ans. Au dernier salon de l’automobile à Paris, plusieurs constructeurs ont présenté leur modèle zéro pollution en ville. Nous vivons donc une révolution dans ce domaine, qui s’accélère, et qui nous permet déjà si on le décide de ne plus polluer en ville. A nous, consommateurs, de demander au constructeur de notre choix lors d’un prochain achat s’il fabrique ce type de modèle. (Le hic était le prix car cette technologie se montait sur des modèles haut de gamme, mais je crois que les modèles de catégorie intermédiaire vont aussi en être dotés). Ainsi les promeneurs pourront aller à pied sans s’intoxiquer et les moins sportifs ou plus pressés, en transport en commun ou en voiture propre. Il faut juste vérifier une ultime chose : que la fabrication de ces voitures ne pollue pas plus que celle des voitures habituelles. Mais les usines ont déjà fait des progrès et investissent régulièrement dans des moyens de production toujours plus propres également. La législation européenne puis nationale les y oblige. D’autres avancées se font dans d’autres domaines et au quotidien nous pouvons améliorer les choses nous aussi. L’espoir est donc permis. Mais il faut s’y mettre !

Christine VIRBEL, correspondante en Espagne spécialisée dans l’environnement.

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21 janvier 2007

Tranche de vie - un "goûter" madrilène

Hier après-midi, nous étions invités à un "goûter" chez des amis espagnols. L'idée étant de distribuer aux enfants les cadeaux déposés par les Rois Mages chez l'un ou l'autre. J'en avais donc déduit qu'il s'agissait d'un goûter pour enfants, j'osais même espérer y déguster un chocolat chaud à l'espagnole avec une part de Roscón de Reyes (la galette des rois espagnole).

Quelle belle erreur! Premier indice : l'heure du "goûter" était fixé à 18h ...
Deuxième indice : la veille, nos hôtes nous avaient précisé le contenu du goûter : charcuterie, du fromage, etc.

Et effectivement. Le "goûter" a réellement commencé à 19h passés pour se terminer à ... 22h et à part les cadeaux, rien de prévu pour les enfants, le "goûter" étant en fait un "apéritif-dînatoire" pour grandes personnes.

Posté par expatespagne à 16:25 - 2- Rubrique-à-brac - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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