ExpatEspagne

Le Blog des francophones vivant en Espagne : informations pratiques, bons tuyaux, installation, emploi, enfants, loisirs.

15 octobre 2007

Je vis en Espagne - les Asturies

asturies1Au tour de Dorine, la créatrice du Cercle Francophone des Asturies, de nous raconter sa vie en Espagne ... (merci pour les très belles photos!).

Pourquoi ce petit coin d'Espagne?

J'ai connu mon mari, asturien, dans un chantier de jeunesse à Murcia. J'ai décidé de terminer mes études en France et de venir vivre avec lui. Au début nous avons vécu à Barcelone, seul endroit où j'avais trouvé du travail dans ma branche, mais lui ne trouvait rien et a finalement accepté une offre pour Oviedo. Je l'ai tout simplement suivi.


Depuis combien de temps et pour combien de temps?

Je suis arrivée en Espagne en 1995, ça fait donc 12 ans. J'espère que ce sera pour toute la vie. J'adore les Asturies, je vis à 1/2 heure de la plage, 1/2 des montagnes, taux de criminalité très bas et les asturiens sont, comment dire ... authentiques!  Je travaille dans ce que je voulais, mon entreprise nous facilite la conciliation vie laborale/vie familiale et en plus j'ai un bon salaire. L'école où vont mes enfants est à 5 mn de mon travail, je les laisse donc le matin et les récupère le midi. Franchement, je vois aucune raison pour retourner dans ma banlieue!


asturies2L'Espagne c'est chouette pour...?

J'aime bien le mode de vie et la façon de voir la vie. La facilité de contact avec les autres, le tutoiement, la passion, les émotions, la spontanéité, l'improvisation, l'animation dans les rue, le culte à la tapas en général et au jambon en particulier. Terminé le "métro-boulot-dodo", surtout le dodo dailleurs...ici on profite de la vie, de chaque instant, demain sera un autre jour.


Ce qui manque du pays… ?

Je crois que je me suis habituée à tout, même à la sécu espagnole!

Ma famille, comme à tous les expats je pense. Les amis?...la distance a fait le tri, j'en n'ai plus que 2 fidèles au poste et puis j'en fais de nouveaux ici, petit à petit.

Ce qui me manquait le plus c'était la culture française, parler français, transmettre ce fameux "savoir-faire" à mes enfants. Alors j'ai créé le Cercle Francophone des Asturies, nous nous réunissons au moins une fois par mois autour d'une crêpes party, de jeux pour les enfants, d'excursions, pique-niques,etc... Nous échangeons nos expériences, nos trucs de "survie", nous acceuillons les nouveaux arrivants et les aidons dans leurs démarches.

photos (c) Dorine

Posté par expatespagne à 22:25 - Je vis en Espagne - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 octobre 2007

S'installer à Madrid (LePetitJournal.com)

DSCN8457L'équipe de l'édition madrilène du PetitJournal.com a rassemblé toutes les informations nécessaires pour faciliter votre installation dans la capitale espagnole au travers d'une série d'articles dont vous trouverez l'index ici.

Administration espagnole, scolarité, logement, intégration, etc, tous les sujets sont couverts pour réussir votre emménagement.

LePetitJournal.com vous propose aussi de nombreuses autres rubriques sur Madrid : Emploi, Bons Plans, Restaurants, Balades, Pense-Bête, etc. Et pour être au courant de l'actualité (madrilène et de la communauté française sur place), inscrivez-vous à leur newsletter quotidienne.

À lire aussi les articles du blog sur les démarches en général et Madrid en particulier.

Bonne lecture!

Posté par expatespagne à 07:00 - Madrid - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2007

Accueil uniquement sur rendez-vous au Consulat de Barcelone

Lu sur le Site du Consulat Général de France à Barcelone :

"Vous êtes de plus en plus nombreux à résider dans la circonscription et donc à faire appel aux services du consulat.

Nous souhaitons prendre toutes les mesures nécessaires à l’amélioration de votre accueil.

D’ores et déjà des dispositions ont été prises pour renforcer l’accueil physique et téléphoniques dans nos locaux et, s’agissant des actes d’état civil, par la prise de rendez-vous (du lundi au jeudi de 9h00 à 12h00).

Dans le même état d’esprit et afin d’éviter de trop longs délais d’attente, nous généralisons à partir du 5 novembre 2007 la prise systématique de rendez-vous pour s’inscrire sur le registre des Français établis hors de France et effectuer les demandes de passeports et de cartes nationales d’identité.

Il conviendra d’appeler au 93 270 30 00 ou d’envoyer un courriel à l’adresse suivante : info@consulfrance-barcelone.org en précisant les besoins (immatriculation, renouvellement d’immatriculation, établissement de passeports ou de carte nationale d’identité...) et le nombre de personnes concernées par ces actes administratifs. Un rendez-vous vous sera donné entre 9 heures et 13h00 du lundi au vendredi."

Posté par expatespagne à 07:00 - Barcelone - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 octobre 2007

Le Grenelle de l’Environnement : l’environnement sort de son mutisme

A la demande du président Sarkozy, en juillet dernier, le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, a demandé aux associations, aux syndicats, aux entreprises, aux organismes d’Etat et à (presque) tous les acteurs de l’environnement de bien vouloir se réunir pour plancher sur les problèmes liés à l’environnement. Ce grand débat, car il s’agit vraiment d’un débat, a été nommé « Grenelle de l’environnement » en référence aux négociations qui avaient eu lieu à la suite des événements de mai 1968 pour mettre fin à la crise et qui avaient regroupé tous les acteurs sociaux de l’époque.

La première conséquence de cet appel à candidatures a été une certaine foire d’empoigne pour y participer entre les différents partenaires. Mais très vite, comprenant la chance qui leur était donnée, les plus gros ont laissé de la place aux plus petits et (presque) tout le monde a pu se réunir pour avancer sur les différents sujets retenus car le délai accordé était très court.

Six groupes de travail ont été constitués : un groupe pour « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie » , un groupe pour « préserver la biodiversité et les ressources naturelles », un pour « instaurer un environnement respectueux de la santé », un pour « adopter des modes de production et de consommation durables », un pour « construire une démocratie écologique » et un groupe pour « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité ». En lisant simplement les intitulés des groupes, on mesure l’ampleur de la tâche et sa complexité.

Ces six groupe ont planché sur leur sujet du 9 juillet à fin septembre.
Des propositions ont été faites dont les plus connues sont : diminuer la vitesse sur route de 10km/h pour consommer et polluer moins, taxer le kérosène, augmenter le fret par rail, rénover et isoler les bâtiments anciens, construire des nouveaux d’une très haute efficacité énergétique, développer la production bio, déterminer un nouvel indicateur économique environnemental , créer une trame verte entre les parcs naturels régionaux pour sauver la biodiversité…

A ce stade du Grenelle, une constatation peut déjà se faire : invitée à une réunion de presse du groupe sur la biodiversité, j’ai retenu une phrase de Marie-Christine Blandin, vice-présidente du groupe en question : « les participants se sont contrôlés et censurés pour ne pas créer de conflit et voir quelqu’un claquer la porte ». En effet, les membres des groupes avaient parfois des vues totalement opposées, mais c’est la recherche du consensus qui l’a emporté.

Le Grenelle en est maintenant à sa deuxième phase : celle des réunions en régions et de la consultation du grand public. Je vous invite à y faire part de vos souhaits, doutes en matière de santé, de pollution, d’OGM… et pourquoi pas d’y proposer de nouvelles idées. Fin octobre, une vingtaine de décisions seront annoncées.

Espoirs et déceptions : les décisions prises feront des « heureux » et des déçus. Parmi les « heureux » se trouveront ceux qui préfèrent en faire un peu que rien du tout. Parmi les déçus se trouveront ceux qui pensent que le problème nécessite plus de solutions, de moyens politiques et financiers, voire même un changement total de type de société basé sur le capitalisme et le productivisme.

Certaines associations n’ayant pas été invitées ou n’ayant pas souhaité participer au Grenelle disent que les projets retenus seront ceux qui ne coûteront rien et auront par conséquent un effet limité. D’autres précises qu’il ne faut pas que ce soit uniquement le particulier qui « trinque » (vignette auto verte, limitation de vitesse…). On parle aussi de décalage entre les actions à moyen terme et l’urgence absolue des problèmes environnementaux touchant de plus en plus la santé des êtres vivants sur terre, n’arrivant pas à freiner la perte de biodiversité (les espèces perdues le sont à jamais) et parlant même d’un contre-effet du Grenelle, « faisant croire aux gens que quelque chose est fait alors que la pollution existe toujours ». Peut-être. La solution parfaite existe-t-elle ? That is the question. Maintenant que ceci est dit, que fait-on ? Rien ? On fait avec ? On recycle ? On crée une association ? On sort les banderoles ? On choisit ses produits en consommateur avisé ? On fait « son » jardin bio ? On s’informe et on informe ? A chacun sa spécialité à tous les niveaux de la société publique (du citoyen au gouvernement). En tous les cas, la machine est lancée. L’environnement est sorti officiellement de son mutisme avec le Grenelle.

Christine VIRBEL

Posté par chvir à 12:37 - 2- Rubrique-à-brac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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