Petite chronique environnementale (2)

La tempête qui passe sur l’Espagne aujourd’hui et l’ouragan qui s’est abattu sur la Réunion, il y a quelques jours, nous rappellent presque au quotidien les effets critiques du changement climatique.

Toujours avec l’idée de vivre « propre » (c’est-à-dire en utilisant le moins possible d’énergie polluante comme le pétrole, le gaz ou l’électricité – elle-même produite par différentes sources dont le pétrole, le gaz et le charbon, sans parler du nucléaire en France pour 80% de l’électricité produite !), j’ai mis en pratique une recommandation lue dans un livre sur la famille écologique : acheter un savon ! Je vous prie d’ailleurs de noter, au passage, le jeu de mots entre vivre « propre » et « acheter un savon » !

Les gels douche, aussi pratiques soient-ils, sont tout de même source de pollution à double titre : production de plastique et incinération de plastique (je dis incinération et non recyclage car en Espagne, le recyclage n’en est qu’à ses début mais heureusement, la nouvelle loi bientôt votée sur le recyclage des résidus va tenter d’améliorer les choses. Je vous l’expliquerai bientôt si cela vous intéresse). Alors, j’ai fait les comptes ce matin : 11 gels douches et shampooings (comment est-ce possible ?) en bas et 8 en haut. Quoi ? 19 bouteilles en plastique pour nous laver ! (et encore, j’en ai fini deux il y a quelques jours…). Je n’ai pas compté le pousse-pousse de la crème pour le corps que je mets après la douche ni les échantillons des hôtels que je prends pour les réutiliser lors d’un déplacement rapide au lieu d’emporter mon gros gel douche. J’ai compris pourquoi le dermatologue nous a dit mercredi dernier que nous étions « trop » propres ! Alors, j’ai acheté un savon, simplement emballé dans un papier et qui pollue beaucoup moins.

J’avais l’idée que ma peau serait rêche comme un bout de bois, mais pas du tout ! J’en ai choisi un à la crème et contenant le moins possible de choses incompréhensibles dans sa composition, genre « xenophyxenolbenzophenyltrimetoxytriazate SE C18 » dont une copine m’a dit que c’est super dangereux ! (Ca ne m’étonne pas avec un nom pareil !). Sous la douche, je me suis souvenue d’un magasin qui vendait des savons au chocolat (si, si les gourmandes). Il faudra que je le retrouve. J’ai aussi demandé à une copine pro des cosmétiques bio comment faire un savon parfumé à la fleur de son choix. C’est tout bête : il faut râper un savon nature, ajouter de l’eau bouillante puis le jus ou l’essence de la fleur de son choix, remuer et attendre que cela refroidisse. J’ai bien envie de tester avec du cacao pur pour me faire un savon au chocolat… Mais vues les taches sur la nappe quand Nin Nin a fini de prendre son petit-déjeuner… Bon, le cacao, on verra plus tard. Je vais essayer avec de la lavande (j’ai un pot dans le salon) et de la noix de coco râpée ! Hum… Je savoure déjà les douches à venir. Finalement, lutter contre le changement climatique, c’est super sympa !

Christine Virbel, correspondante de presse en Espagne spécialisée en environnement